Le 1er avril 2026, le prélevement obligatoire pour la recherche, l’éducation et le traitement du jeu problématique a été instauré, confiant la gestion de ces secteurs au NHS. En vertu de ces nouvelles directives, l’Office for Health Improvement and Disparities (OHID) a recommandé aux bénéficiaires d’éviter tout « financement, parrainage ou influence de l’industrie ». Cette politique vise à minimiser l’influence historique perçue de l’industrie du jeu sur le traitement des problèmes de jeu. Toutefois, elle impose également l’évitement « de la participation ou de la présence à des événements financés par l’industrie », ce qui suscite des inquiétudes parmi les parties prenantes.
Une situation qui a pris de l’ampleur après une publication sur LinkedIn du fondateur de BetBlocker, Duncan Garvie. Il remet en question la présence future de son organisation à des événements de l’industrie au Royaume-Uni, en raison de la formulation des instructions de l’OHID pour les bénéficiaires de cette taxe obligatoire, dont BetBlocker a reçu 1,12 million de livres sterling. Garvie appelle désormais à une révision de l’attitude de l’OHID envers les interactions avec l’industrie.
Bien que l’intention derrière cette politique soit de protéger les organismes de prévention des influences indésirables, elle menace, selon Garvie, de couper les dialogues essentiels entre ces organisations et l’industrie. « Il y avait des problèmes systémiques avec le système RET qui nécessitaient d’être abordés, et séparer l’industrie du processus de décision sur le financement des soutiens et recherches était une avancée importante », explique-t-il. Cependant, il souligne que le concept a été élargi à un point où toute forme de contact est considérée comme un risque élevé de corruption des bénéficiaires.
Garvie insiste sur le fait que les organisations doivent pouvoir communiquer avec les entreprises de jeux d’argent pour les inciter à défendre activement des soutiens au jeu plus sûr, comme BetBlocker. Il se demande comment on peut espérer que la culture des pratiques de l’industrie s’améliore si tous les experts du sujet sont interdits de dialogue avec elle. « Le moyen le plus efficace de réduire les dommages serait que l’industrie identifie mieux ceux-ci et intervienne de manière plus efficace », ajoute-t-il.
D’un autre côté, certains partisans de la réforme du jeu avaient averti que certaines organisations étaient « ternies » par l’argent reçu de l’industrie par le passé. Ils soutiennent que ces mesures rigoureuses sont nécessaires pour assurer une intégrité totale dans le traitement des fonds de la taxe obligatoire.
Pour résoudre ces préoccupations, Garvie propose l’élaboration de nouvelles directives permettant une interaction sûre avec l’industrie. Selon lui, « nous avons besoin de politiques rigoureuses sur les conflits d’intérêts convenues entre l’OHID et les bénéficiaires. Ces derniers ne devraient accepter aucune forme de cadeaux. Ils ne devraient pas être invités à dîner, boire des verres, ni avoir leur hébergement ou voyage payé, etc. Ils ne devraient pas non plus assister à des soirées. » Néanmoins, il ne juge pas problématique d’accepter un stand gratuit lors d’un événement, tant que cela vise uniquement à accroître la notoriété de l’organisation sans avantage personnel pour les parties prenantes.
Ces discussions sur la politique de la taxe RET ont lieu dans un contexte où l’industrie du jeu est sous pression croissante pour améliorer ses pratiques éthiques et réduire les dégâts associés au jeu problématique. Le défi reste de trouver un équilibre entre assurer l’intégrité des fonds alloués et permettre une collaboration constructive avec l’industrie, essentielle pour innover et mettre en œuvre des stratégies efficaces de réduction des risques.
En conclusion, alors que la politique de la taxe RET vise à préserver l’indépendance des organisations du secteur tertiaire, elle soulève des questions sur l’efficacité de l’isolement total de l’industrie. Les partisans de la réforme insistent sur l’importance de ces mesures strictes, mais des voix comme celle de Garvie rappellent la nécessité de dialogues ouverts pour un changement positif et durable dans le secteur des jeux d’argent.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
