Le 6 février 2026, Ainsworth Game Technology (AGT) a officialisé l’échec de la tentative de rachat par Novomatic, mettant fin à l’acte de mise en œuvre de la transaction. Ce développement marque la fin de l’offre de rachat actuelle de Novomatic, le géant autrichien du jeu, pour acquérir la totalité des actions qu’il ne possédait pas encore.
La poursuite acharnée de Novomatic pour privatiser AGT, société australienne, ressemble à un feuilleton depuis que l’offre initiale a été présentée en avril. À cette époque, Novomatic détenait 52,9 % d’AGT, un pourcentage qui a été porté à 66,59 % au 29 janvier.
L’offre initiale de Novomatic était d’un dollar australien par action d’AGT. Cependant, cette proposition a été critiquée par une partie des actionnaires minoritaires d’AGT, dirigés par Kjerulf Ainsworth, fils du fondateur Len Ainsworth. Dans une lettre adressée à l’ASX en octobre, Kjerulf Ainsworth exprimait son opinion que « AGT est actuellement fortement sous-évaluée et représente une excellente opportunité d’investissement dans une industrie en croissance mondiale. »
En réponse, Kjerulf Ainsworth a annoncé sa propre offre pour augmenter sa participation de 2,9 %, proposant 1,30 dollar australien par action. Bien que le délai pour cette offre soit passé, aucune mise à jour sur le succès de cette initiative n’a été communiquée au moment de la rédaction.
La situation a été aggravée par le départ du PDG d’AGT, Harald Neumann. Ce dernier a été contraint de se retirer après que le Nevada Gaming Control Board (NCGB) a informé AGT de retirer sa demande de licence. Lors d’une audience publique, des accusations ont été portées contre Neumann concernant la dissimulation de dossiers téléphoniques et des mensonges sur une demande de visa américain. Harald Neumann, ancien PDG de Novomatic, avait été amené chez AGT pour faciliter l’offre de rachat de Novomatic, mais a dû démissionner suite à la décision défavorable du Nevada. Il a été remplacé par le directeur des opérations d’AGT, Ryan Comstock, qui occupe temporairement le poste en attendant un remplaçant permanent.
Pour l’instant, Novomatic ne peut pas faire une nouvelle offre pour le contrôle d’AGT pendant quatre mois après la date de clôture. Cependant, étant donné le temps et l’argent investis dans cette tentative, il est improbable que ce dernier revers soit la fin de l’histoire, étant donné l’importance stratégique d’AGT dans la feuille de route future de Novomatic.
En prenant le contrôle d’AGT, Novomatic obtiendrait un meilleur accès au secteur terrestre des États-Unis grâce aux licences réglementaires de longue date d’AGT dans plusieurs États. Ce pas d’expansion serait beaucoup plus coûteux s’il devait être entrepris à partir de zéro.
De son côté, AGT a récemment annoncé une dépréciation non monétaire de 43,1 millions de dollars de sa survaleur, qui sera incluse dans ses résultats financiers de 2025 en raison de la sous-performance de ses activités en Amérique du Nord. Cette incertitude persistante quant à l’avenir de l’entreprise, alimentée par l’agitation parmi les actionnaires minoritaires, ne fait que compliquer davantage les efforts d’AGT pour naviguer dans ces eaux tumultueuses.
Un autre point de vue soulève l’idée que l’échec de Novomatic pourrait offrir à AGT l’opportunité de se restructurer et de renforcer sa position sur le marché, sans la pression d’une fusion. Certains experts du secteur estiment que cette autonomie pourrait permettre à AGT de mieux exploiter ses capacités d’innovation et d’adaptation dans un secteur en constante évolution.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
