En juillet 2026, en Allemagne, le secteur des casinos en ligne a averti le nouveau président de la Glücksspielbehörde (GGL), Christian Hochgrebe, de l’importance de suivre les conseils de son prédécesseur en améliorant la canalisation tout en luttant contre le marché noir, sans affecter les licences régulées. Le Deutscher Online Casinoverband (DOCV) a exprimé cette demande suite à la transition vers le nouveau leadership de l’autorité conjointe de régulation du jeu des États fédéraux allemands.
Hochgrebe a pris ses fonctions alors que le GGL s’apprête à revoir pour la première fois le Quatrième Traité Interétatique sur le Jeu (GlüStV 2021). Il a déclaré que le régulateur est « bien préparé » pour cette nouvelle phase, avec des priorités axées sur le renforcement de la supervision des opérateurs licenciés et l’intensification de la lutte contre les structures de jeu illégales.
Son prédécesseur, Sandro Kirchner, avait déjà reconnu en 2025 que le marché noir allemand « ne peut être complètement éradiqué, » soulignant que rendre les services illégaux plus coûteux et moins attractifs par des mesures coercitives était une nécessité. Le DOCV comprend cet appel au dialogue mais insiste sur le fait que cela ne doit pas être interprété comme un relâchement de la lutte contre les opérateurs illégaux.
Depuis le début du régime GlüStV, des réglementations de plus en plus strictes ont été mises en place, réduisant l’attrait du marché licencié et renforçant celui des opérateurs non licenciés. Julia Lensing, directrice générale du DOCV, a affirmé : « Le GGL ne doit pas relâcher sa lutte contre le marché illégal. Un marché légal attractif et une application cohérente contre les fournisseurs illégaux nous feront avancer. »
L’association a réitéré sa volonté de collaborer avec les régulateurs, législateurs et chercheurs pour améliorer la canalisation. Elle appelle à un blocage plus strict des sites Web, des paiements et à une coopération plus étroite avec les moteurs de recherche pour restreindre la promotion des services de jeu non licenciés. Elle réclame également la modernisation du code pénal allemand pour mieux poursuivre les infractions de jeu en ligne transfrontalières.
Le débat intervient alors que l’Allemagne a commencé à assouplir prudemment une des dispositions les plus critiquées du traité interétatique. Depuis le 1er juillet, les casinos en ligne licenciés peuvent offrir des mises maximales plus élevées sous conditions strictes. Les joueurs de 21 ans ou plus peuvent parier jusqu’à 3 € par tour, tandis qu’une mise maximale de 5 € est réservée aux clients ayant réussi une période d’évaluation de 90 jours sans comportement de jeu problématique.
Le DOCV a salué cette réforme comme une amélioration modeste mais a souligné que de nombreuses mesures restrictives du marché demeurent inchangées. Parmi celles-ci, le plafond de dépôt mensuel national de 1 000 € administré via le système de surveillance LUGAS et de nombreuses restrictions sur les produits qui continuent de différencier le marché régulé allemand de nombreuses juridictions européennes.
Alors que le traité interétatique entre dans sa révision statutaire, les règles publicitaires, les limites de dépôt et les mesures de protection des consommateurs devraient être examinées. Cependant, il reste incertain si les Länder envisageront de revoir les restrictions plus larges sur les produits que l’industrie estime nuire à la compétitivité du marché régulé.
L’efficacité du régime de jeu allemand reste vivement contestée. Le GGL soutient que 77% de l’activité de jeu en ligne est canalisée vers le marché régulé, représentant environ 1,8 milliard d’euros de recettes brutes de jeu, tout en estimant que le marché illégal a généré 546,9 millions d’euros de RBG. Cependant, le DOCV et d’autres parties prenantes de l’industrie contestent ces chiffres, arguant que la canalisation s’est considérablement détériorée et pourrait maintenant être tombée en dessous de 50%, les consommateurs se tournant vers des opérateurs offshore non licenciés offrant moins de restrictions et une gamme de produits plus large.
Avec Hochgrebe supervisant à la fois la révision du traité et la direction stratégique du GGL, l’issue de la prochaine phase de la réglementation du jeu en Allemagne dépendra de la capacité des décideurs à renforcer l’application des lois contre les opérateurs illégaux tout en restaurant la compétitivité du marché licencié.
