Anutin et ses alliés freinent les espoirs de casinos légalisés en Thaïlande

Le 9 février 2026, les récentes élections en Thaïlande ont pratiquement anéanti les espoirs de voir une législation sur les casinos se concrétiser dans le pays. Anutin Charnvirakul, à la tête du Bhumjaithai Party, a obtenu le plus grand nombre de voix, mais sans atteindre la majorité absolue. Cela signifie que le parti devra compter sur le soutien d’autres formations pour former un gouvernement.

Le Parti Bhumjaithai semble devoir s’allier au Parti Prachachart, qui détient un petit bloc de sièges au parlement. Cette coalition potentielle n’augure rien de bon pour la relance du projet de loi sur les casinos, car le Parti Prachachart s’oppose depuis longtemps à une telle législation, invoquant des raisons religieuses et culturelles.

Le Parti Pheu Thai, autrefois dirigé par l’ancien leader Paetongtarn Shinawatra, a reculé par rapport à son engagement antérieur envers la légalisation des casinos, bien qu’il reste le seul parti à soutenir un tel cadre législatif. Avec un peu plus de 70 sièges remportés, le parti reste marginalisé mais continue d’exercer une influence sur la politique thaïlandaise.

Malgré les défis politiques et les complications entourant le projet de loi, certains observateurs avaient nourri l’espoir que la législation sur les casinos pourrait aboutir. Lors du SBC Summit à Lisbonne l’année dernière, Lau Kok Keng, responsable de la propriété intellectuelle, des sports et des jeux chez Rajah & Tan Singapore, avait déploré la résistance au projet de loi et les complexités politiques qui ont conduit à son échec, tout en exprimant un certain optimisme quant à sa possible résurrection. Cet espoir semble maintenant s’être évanoui.

Après la chute du gouvernement Shinawatra et l’abandon du projet de loi, des rapports indiquaient que certains opérateurs clés avaient continué d’investir et de maintenir des bases en Thaïlande. Toutefois, ces investissements risquent de diminuer si une coalition entre le Bhumjaithai Party et le Parti Prachachart se concrétise.

Il se demandait si le projet de loi avait échoué en raison de la résistance à tout ce qui est associé à la famille Shinawatra, et si l’opposition à ce projet de loi n’était pas simplement une rébellion contre les politiques associées à Shinawatra. Anutin Charnvirakul, après avoir pris ses fonctions l’année dernière, a clairement annoncé qu’il ne remettrait pas la législation sur le jeu d’argent à l’ordre du jour. Aux médias locaux, il a déclaré : « Si quelqu’un dit que le jeu peut stimuler l’économie, je leur répondrais d’attendre un autre Premier ministre. N’attendez pas de moi que je soutienne cette approche ».

En contraste, le Japon a vu un sort différent pour sa législation sur les casinos. La Première ministre Sanae Takaichi, après avoir consolidé sa position lors d’une élection anticipée, peut désormais faire avancer la réglementation des casinos et mettre en œuvre un nouveau cadre législatif. La société MGM peut donc poursuivre ses ambitieux projets de construction à Osaka.

Ce développement au Japon contraste fortement avec les blocages en Thaïlande, où le climat politique et culturel semble résolument opposé à la légalisation des casinos, malgré les espoirs de certains investisseurs et observateurs du marché. Toutefois, certains analystes suggèrent que le paysage politique pourrait éventuellement changer, ouvrant la voie à une réévaluation de la législation sur les casinos à l’avenir. Pour l’instant, le rêve d’une Thaïlande avec des casinos légalisés semble s’éloigner.

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