En juillet 2026, le régulateur des jeux du Cambodge a annoncé une collaboration avec la Victorian Gambling and Casino Control Commission (VGCCC) en Australie pour renforcer ses connaissances en matière de régulation des casinos. Lors de réunions entre les deux organismes, l’accent a été mis sur l’échange d’aperçus concernant la régulation des casinos, la conformité et l’application des lois, ainsi que sur les approches basées sur le risque et les initiatives de jeu responsable.
Cette collaboration vise à analyser et à s’inspirer du cadre de licences de Victoria, dans le but de combler les lacunes présentes dans le cadre cambodgien. Le VGCCC, par le biais des réseaux sociaux, a souligné l’importance de ces échanges internationaux pour l’amélioration continue et la régulation efficace des jeux. Ils ont exprimé leur gratitude envers la délégation cambodgienne et ont manifesté leur souhait de poursuivre cette coopération.
Le Cambodge cherche à redorer le blason de son secteur des jeux, terni par des controverses liées à des centres d’escroquerie. Le Premier ministre Hun Manet a récemment mis en garde contre une « guerre pour restaurer la réputation » du pays, à la suite d’allégations le désignant comme le centre des réseaux d’escroquerie de l’Asie du Sud-Est. Lors d’une conférence d’affaires, il a déclaré que les escroqueries en ligne ne constituaient pas seulement une nouvelle forme de crime transnational, mais créaient également une économie grise qui affectait gravement la réputation et la confiance du public à l’égard du Cambodge. « Le Cambodge continuera à lutter contre ces phénomènes », a-t-il affirmé.
Victoria, ayant elle-même traversé des controverses, a su reconstruire sa réputation et renforcer son cadre réglementaire. Le cadre victorien a évolué grâce à l’interdiction des junkets, à la surveillance par CCTV, à un programme de dénonciation des activités criminelles et à une collaboration plus étroite avec AUSTRAC et la police. Ce parcours de rétablissement reflète la voie que le Cambodge semble vouloir emprunter pour tourner la page des controverses passées.
Dans le cadre de ces actions, les autorités cambodgiennes ont récemment annoncé la fermeture de 91 casinos accusés de soutenir des réseaux de fraude en ligne. Cette mesure est survenue peu de temps après que la Chine a exigé des actions plus strictes contre le jeu transfrontalier. Selon l’agence de presse Xinhua, des raids ont également été menés contre 250 centres d’escroquerie en ligne au cours des neuf derniers mois, et plus de 13 000 ressortissants étrangers liés à ces opérations à Phnom Penh ont été interpellés.
Certains observateurs soulignent que malgré ces efforts, le véritable défi reste la mise en œuvre rigoureuse des nouvelles réglementations et la surveillance continue pour prévenir de futures controverses. Le Cambodge peut apprendre de l’expérience de Victoria en matière de réformes efficaces, mais il devra également adapter ces leçons à son propre contexte.
D’un autre côté, des critiques estiment que l’approche cambodgienne pourrait ne pas être suffisante tant que le pays ne s’attaquera pas à la corruption systémique et aux faiblesses institutionnelles qui alimentent ces réseaux frauduleux. Pour que ces réformes soient durables, elles doivent être accompagnées d’une volonté politique forte et d’une transparence accrue dans les processus de régulation.
En conclusion, la collaboration entre le Cambodge et l’Australie représente une étape stratégique vers l’amélioration de la réputation du secteur des jeux cambodgien. Toutefois, le succès de cette initiative dépendra de la capacité du Cambodge à mettre en œuvre des réformes structurelles profondes et à maintenir un engagement constant pour la transformation de son cadre réglementaire.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
