Le 21 mai 2026, la Gaming Innovation Group (GiG), cotée à Stockholm, a publié ses comptes du premier trimestre, affichant une perte nette après impôts de 5,2 millions d’euros, malgré un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros, légèrement inférieur aux 9,1 millions d’euros du même trimestre l’année précédente. L’entreprise a souligné qu’elle traverse actuellement une phase d’ajustements opérationnels, mettant en œuvre des économies de coûts pour améliorer ses résultats grâce à des mesures conçues pour « établir les bases d’une croissance future au cours de l’année ».
Le premier trimestre a également vu une baisse de l’EBITDA ajusté, passant de 400 000 euros au T1 2025 à 200 000 euros, reflétant un ajustement commercial qui a réduit la marge EBITDA à 2 %, contre 4 % l’année précédente. Ces chiffres traduisent une période de transition pendant laquelle GiG poursuit sa stratégie pour augmenter son efficacité opérationnelle.
Dans le cadre de son programme de transformation stratégique, GiG prévoit générer des économies annuelles de 4,5 millions d’euros. Le plan d’action, soutenu par le PDG Richard Carter, inclut des mesures décisives et nécessaires telles que la réduction des effectifs et l’adoption de nouvelles technologies comme l’IA. Ces initiatives visent à garantir une génération de trésorerie sous-jacente tout en permettant une croissance durable des bénéfices à long terme, au fur et à mesure que la croissance des revenus s’accélèrera à partir du second semestre de cette année.
En outre, GiG poursuit sa stratégie de migration de sa plateforme héritée Alira vers sa technologie propriétaire CoreX, promettant des économies opérationnelles supplémentaires tout en améliorant les capacités de performance pour ses clients.
Sur le plan commercial, le premier trimestre a marqué plusieurs jalons stratégiques avec l’annonce en février d’un accord de migration de plateforme et de sportsbook avec Jupiter Gaming, élargissant ainsi sa présence sur le marché britannique à un moment où les changements réglementaires redessinent l’économie des opérateurs. La direction de GiG continue de viser un chiffre d’affaires pour l’exercice 2026 compris entre 44 et 48 millions d’euros et un EBITDA ajusté de 10 à 13 millions d’euros, ce qui implique des marges EBITDA dépassant 20 %.
Face aux récents augmentations de la taxe sur le jeu à distance au Royaume-Uni, la direction suggère que ces changements pourraient créer des opportunités pour les opérateurs disposant de bilans plus solides et de propositions différenciées.
L’entreprise a également conclu trois accords commerciaux post-période, dont un partenariat avec LuckyDays pour entrer sur le marché réglementé des jeux en ligne de l’Alberta avant son lancement prévu en juillet. En regardant vers l’avenir, GiG a souligné sa pipeline commerciale renforcée, ayant lancé quatre nouvelles marques depuis le début de l’année et prévoyant entre 12 et 14 lancements au cours de 2026. Environ 90 % des revenus annuels attendus sont déjà sécurisés par des accords commerciaux, ce qui donne à la direction la confiance nécessaire pour réaffirmer ses prévisions.
Le PDG Carter a conclu en réitérant que ces efforts combinés permettront de générer des flux de trésorerie sous-jacents tout en rendant possible une croissance rentable à long terme, au fur et à mesure que l’accélération de la croissance des revenus se fera sentir au second semestre de l’année.
