Le 17 juillet 2026, le Mozambique a instauré un cadre réglementaire distinctif pour les jeux d’argent en ligne, marquant ainsi une volonté de superviser les activités de jeux électroniques tout en les différenciant du cadre régissant les casinos terrestres. Cette nouvelle réglementation, approuvée par le Conseil des ministres, a pour objectif de distinguer clairement l’exploitation des jeux de hasard en ligne via des plateformes électroniques et des systèmes informatiques, par rapport aux casinos traditionnels.
Ce développement intervient alors que le gouvernement a constaté que la prolifération des sites de jeux en ligne réduisait le volume des taxes générées par les casinos physiques. En effet, l’exécution budgétaire de 2025 par le ministère concerné a révélé que les revenus fiscaux des casinos avaient atteint 4,8 millions d’euros (5,5 millions de dollars) au cours de l’année, soit seulement 54 % des 8,8 millions d’euros initialement prévus.
Ces chiffres indiquent une baisse de 7,3 % par rapport aux 5,1 millions d’euros collectés en 2024, illustrant un changement dans les dynamiques du marché. Il est évident que les parieurs préfèrent désormais miser en ligne plutôt que de fréquenter les établissements de casinos traditionnels. Le Mozambique dispose actuellement de concessions de casinos et de machines à sous dans des villes telles que Maputo, Matola, Beira, Tete, Nampula et Pemba.
La Direction nationale des jeux de hasard stipule que l’octroi de licences de casino est soumis à certaines exigences minimales en termes de capital et d’investissement, tandis que les taxes sur les jeux varient de 20 % à 35 % du produit brut des jeux (GGR), selon la durée de la licence obtenue. Les détenteurs de licences de casino doivent également payer des droits de timbre à hauteur de 50 % du prix des billets d’entrée aux casinos, bien que certaines exemptions sur d’autres taxes appliquées aux bénéfices des opérations de jeu existent.
Le nouveau cadre devrait offrir une clarté réglementaire solide pour toutes les formes de jeux d’argent en ligne, alors que les cadres existants se concentrent principalement sur les offres de casinos terrestres, désormais dépassées par la technologie et le marché numérique en expansion du pays. Récemment, plusieurs juridictions africaines ont renforcé les règles de surveillance, abolissant les anciens cadres qui étaient soit peu clairs, soit posaient des défis en matière de conformité.
La semaine dernière, le Botswana a inauguré une nouvelle ère avec la nomination de Moruntshi Kemorwale au poste de directeur général de la Botswana Gambling Authority, afin de diriger son marché en évolution. L’Angola, quant à elle, traverse un régime transitoire dicté par la loi sur l’activité de jeu, tandis que le nouveau régime du Kenya, dirigé par sa nouvelle autorité de régulation des jeux de hasard (GRA), a déployé un nouveau paysage de licences visant à renforcer l’industrie du pays.
Cependant, certains observateurs restent sceptiques quant à l’efficacité de ces nouvelles régulations. Un expert du secteur affirme que, bien que prometteuses, ces mesures doivent être accompagnées d’une infrastructure robuste et d’une surveillance continue pour garantir que les objectifs escomptés soient atteints. « Il ne suffit pas de créer des lois, il faut aussi les appliquer rigoureusement », pense-t-on.
En conclusion, alors que le Mozambique et d’autres pays africains révisent leurs cadres réglementaires pour s’adapter aux changements technologiques et aux préférences des consommateurs, le défi réside non seulement dans la mise en œuvre de ces nouvelles règles, mais aussi dans la garantie qu’elles favorisent un environnement de jeu équitable et sécurisé pour tous les participants. La question reste de savoir si ces efforts seront suffisants pour stimuler à nouveau les revenus des casinos terrestres ou si le futur du jeu sera désormais numérique.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
