Thaïlande et Chine renforcent leur alliance contre le jeu illégal

Les gouvernements de la Chine et de la Thaïlande ont affirmé leur collaboration renforcée dans la lutte contre le jeu illégal. La semaine dernière, à la suite d’une rencontre entre le Président chinois Xi Jinping et le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul, les deux pays ont publié une déclaration conjointe affirmant leur engagement à « défendre la sécurité de leurs citoyens ».

En plus de cette déclaration, la Chine et la Thaïlande ont convenu d’accroître leur coopération dans la lutte contre les crimes transnationaux, y compris les escroqueries en ligne, le blanchiment d’argent et le jeu illégal. Les deux gouvernements ont décidé d’améliorer la collaboration entre les forces de l’ordre et les agences judiciaires, ainsi que l’extradition et l’assistance juridique mutuelle dans les affaires criminelles, afin de faire face efficacement à ces défis.

Ces engagements récents illustrent le renforcement des relations entre la Chine et la Thaïlande, notamment après que la Thaïlande a décidé de ne pas suivre un projet visant à introduire des casinos. Sous l’ancien Premier ministre Paetongtarn Shinawatra, la Chine avait exprimé ses préoccupations, avertissant que l’introduction de casinos pourrait entraîner des problèmes sociaux et une augmentation de la criminalité.

Cependant, une fois les plans abandonnés, Charnvirakul a rassuré le Premier ministre chinois qu’il n’avait pas l’intention de réglementer les casinos, espérant ainsi améliorer les relations entre les deux pays et relancer le tourisme chinois en Thaïlande. Plus tôt cette année, la police thaïlandaise a réussi à arrêter Bei Minsi, un ressortissant chinois présumé être lié à 239 plateformes de jeu illégales. Minsi est accusé d’avoir fait partie d’un réseau de jeu illégal utilisé par plus de 330 000 joueurs chinois, générant un chiffre d’affaires de 13 milliards de bahts (environ 300,9 millions de livres sterling). Il est actuellement en cours de préparation pour son extradition vers la Chine.

En Chine, les autorités cherchent à influencer d’autres pays d’Asie du Sud-Est pour entreprendre des actions similaires contre les crimes qui continuent de nuire à la région. En avril dernier, le Cambodge a fermé 91 casinos accusés de soutenir la fraude en ligne, peu de temps après que le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, ait visité le pays et exhorté le gouvernement à prendre des mesures plus fermes contre le jeu transfrontalier et la fraude en ligne.

Cette coopération illustre une tendance croissante dans la région où les pays s’efforcent d’éradiquer les activités illégales qui sapent la stabilité économique et sociale. Certains observateurs soulignent cependant un dilemme potentiel : si la répression est nécessaire, elle pourrait également limiter des secteurs économiques qui, bien que controversés, rapportent des revenus substantiels.

En parallèle, certains analystes estiment que ces actions concertées pourraient mener à une répression excessive, mettant en péril les libertés individuelles et les dynamismes économiques locaux. Néanmoins, l’objectif commun reste clair : garantir la sécurité régionale et protéger les populations des activités criminelles. Les efforts conjoints de la Thaïlande et de la Chine pour lutter contre le jeu illégal pourraient ainsi devenir un modèle pour d’autres nations confrontées à des défis similaires.

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