Le 28 janvier 2026, le Groupe d’Évaluation des Risques et des Dangers liés aux Jeux du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé a placé les limites de pertes au centre des recommandations pour un jeu plus sûr en Finlande. Contrairement à d’autres décideurs et régulateurs en Europe, le groupe a suggéré que les machines à sous terrestres soient soumises à des limites de pertes plus strictes que celles en ligne.
Il a été proposé que ces limites de pertes soient centralisées et fixées par décret gouvernemental, déclenchées à des seuils quotidiens, mensuels et annuels. Le groupe a affirmé, sur la base des meilleures preuves disponibles, qu’un modèle basé sur des licences nécessite des limites de jeu très basses pour être efficace et efficient dans la prévention des dommages à l’échelle de la population.
Les recommandations préconisent également un lieu centralisé où les joueurs peuvent consulter leurs dépenses de jeu, avec des données rapportées aux autorités gouvernementales.
Cependant, tout n’est pas rose. La ré-régulation imminente du jeu finlandais et l’abolition du monopole de Veikkaus Oy ont suscité beaucoup d’excitation. De nombreuses entreprises préparent leur entrée sur le marché, et l’Association Européenne des Jeux et Paris a salué la transition.
Néanmoins, les récentes recommandations concernant le cadre de jeu plus sûr en Finlande montrent une certaine inquiétude quant à la capacité du futur marché régulé à rivaliser avec le marché noir. Le marché multi-licences sera considérablement freiné par des réglementations publicitaires strictes, y compris l’interdiction des affiliés dans le pays. Les médias de masse seront la principale source de publicité sur le marché régulé, ce qui signifie que les petits opérateurs feront face à un combat ardu pour concurrencer et obtenir une part de marché durable.
Ces recommandations, qui pourraient influencer le développement du cadre centralisé, soulignent une approche cohérente et minutieuse pour surveiller la sécurité des joueurs. Avec la fin du monopole, une des principales préoccupations sera de savoir si les petits opérateurs peuvent rivaliser, un défi qui serait d’autant plus grand avec des protocoles de jeu responsable aussi stricts.
La Finlande est déjà confrontée à un test de canalisation. Selon Josh Hodgson, directeur des opérations chez H2 Gambling Capital, qui s’exprimait à la conférence Gaming in Finland depuis Barcelone, la Finlande a actuellement la cinquième dépense de jeu la plus basse d’Europe. Cette dépense a diminué depuis 2017, notamment en raison d’une augmentation du trafic vers le marché illicite. Si la fin du monopole doit inverser cette tendance préoccupante, le cadre doit permettre à une gamme d’opérateurs de rivaliser sur un marché compétitif.
Les propositions vont maintenant faire l’objet d’une consultation publique, ouverte jusqu’au 24 février. Ce processus permettra de recueillir les opinions des parties prenantes et d’évaluer l’impact potentiel de ces recommandations sur le marché des jeux en Finlande.
D’un autre point de vue, bien que ces recommandations visent à protéger les joueurs, certains critiques craignent que des réglementations trop strictes ne poussent davantage de joueurs vers des opérateurs non régulés. « En essayant de restreindre trop fortement, le risque est de perdre le contrôle, » disent certains analystes du marché qui soulignent que la flexibilité est essentielle pour attirer les joueurs vers le marché régulé.
La Finlande est à un tournant critique de sa politique de jeu, et les mois à venir seront déterminants pour l’avenir du secteur. Les opérateurs devront naviguer dans un environnement réglementaire complexe alors que la nation cherche à équilibrer protection des consommateurs et croissance économique dans le cadre d’un marché du jeu plus sûr et plus responsable.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
