Transparence et Confiance dans l’Industrie iGaming

Après un lancement prometteur, la série « Tracking the Truth » continue d’explorer l’univers de l’iGaming à travers des discussions franches et enrichissantes avec des professionnels du secteur. Suite aux Épisodes 3 et 4, l’équipe de MyAffiliates passe en revue les thèmes clés et les perspectives pratiques soulevées au cours de ces discussions. L’animatrice Clemence Dujardin s’est entretenue avec Joe Hatch et Fabiola Olaso pour aborder de manière transparente certaines des principales préoccupations de ce segment.

Cette série en deux parties aborde des sujets souvent discutés en privé mais rarement analysés publiquement : les joueurs qui disparaissent, les chiffres contestés, et le fossé inconfortable entre perception et réalité.

Les Épisodes 3 et 4 de « Tracking the Truth » prennent le même problème et l’examinent sous deux angles opposés. D’abord du point de vue des affiliés, puis de celui des opérateurs. Le résultat n’est pas une victoire nette, mais une image plus claire des véritables zones de friction.

Épisode 3 – Joueurs Disparus

Invité : Joe Hatch.

L’épisode « Joueurs Disparus » commence avec une prémisse directe : que se passe-t-il lorsque les joueurs ne se désengagent pas, ne manquent pas de respect aux règles de conformité, ne disparaissent pas de manière évidente, et pourtant cessent d’exister aux yeux des affiliés ?

Joe décrit le problème comme une « fuite de revenus », avec le rasage et la dégradation au centre des préoccupations. Le rasage se produit lorsque des joueurs ou des revenus sont retirés d’un compte affilié. La dégradation est plus subtile ; le joueur reste présent, mais le résultat commercial change. Une part des revenus plus faible. Un calcul différent. Moins d’argent à la fin du mois.

Une phrase de l’épisode résume bien la tension : « Si c’est légitime, cela doit être communiqué. Si ce n’est pas communiqué, alors c’est du vol. »

Joe souligne qu’il existe des raisons légitimes pour retirer des joueurs : fraude, rétrofacturations, contraintes réglementaires. Mais les changements silencieux détruisent la confiance. Et une fois la confiance perdue, chaque différence devient une bataille.

Plus important encore, l’Épisode 3 déplace la conversation au-delà des coupables. Il interroge la structure même. Les affiliés contrôlent le trafic. Les opérateurs contrôlent les données. Quand les chiffres ne concordent pas, le côté sans propriété des données négocie toujours à partir d’une position de faiblesse.

Ajoutez à cela des définitions incohérentes, des déductions peu claires, et des accords de partage de revenus qui semblent attrayants mais manquent de logique de calcul précise, et les litiges deviennent systémiques plutôt qu’exceptionnels.

La frustration de Joe n’est pas théâtrale. Elle est structurelle. « Les affiliés contrôlent le trafic, mais ils ne contrôlent pas les données, » dit-il.

Ce déséquilibre façonne tout.

Épisode 4 – Examen de l’autre côté de la table

Invitée : Fabiola Olaso.

L’Épisode 4 change délibérément de perspective.

Dans « Examen de l’autre côté de la table », la conversation passe à la vue des opérateurs avec Fabiola Olaso, une vétérane de l’industrie depuis 20 ans.

Les mêmes accusations sont examinées de près. Les joueurs disparaissent-ils réellement ? Ou bien le marché évolue-t-il plus rapidement que ce que beaucoup sont prêts à admettre ?

Fabiola ne nie pas l’existence du rasage. Elle reconnaît des cas où les chiffres ne font simplement pas sens, avec des joueurs actifs disparaissant de manières inexplicables par la simple désaffection.

Mais elle introduit aussi une seconde couche : le changement de comportement des joueurs, le trafic d’incitations agressives, la rotation des bonus, et la réalité que l’attribution « à vie » est loin d’être appliquée de manière uniforme dans l’industrie.

Un de ses principaux avertissements concerne le reporting manuel. Les programmes d’affiliation continuent de télécharger des données toutes les 24 ou 48 heures au lieu de s’appuyer sur des technologies automatisées. Non pas parce que les délais sont gênants, mais parce qu’ils laissent place à l’interprétation avant que les données n’atteignent les affiliés. Selon elle, l’automatisation réduit la suspicion. L’intervention manuelle l’invite.

L’Épisode 4 met également en lumière un sujet souvent sous-estimé publiquement : l’abus induit par les affiliés. Trafic incitatif, comportement CPA coordonné, groupes organisés manipulant les schémas de dépôt, trafic conçu pour déclencher des paiements plutôt que pour créer de la valeur.

Le message n’est pas que les affiliés sont le problème, mais que prétendre que l’abus ne circule que dans un sens est naïf.

Deux perspectives, des solutions similaires

À travers les deux épisodes, un schéma émerge :

L’opacité alimente la méfiance.

Les définitions incohérentes alimentent les disputes.

Le manque d’éducation alimente les malentendus.

Des termes obsolètes alimentent les conflits.

Les deux invités, bien qu’abordant le sujet depuis des points de vue opposés, convergent vers une solution similaire : la transparence doit être opérationnelle, non cosmétique. Règles d’attribution claires. Calculs de revenus clairs. Flux de données automatisés. Types de trafic définis. Conditions écrites reflétant le marché actuel, et non les hypothèses d’hier.

L’Épisode 3 nomme le déséquilibre.

L’Épisode 4 nomme la complexité.

Ensemble, ils révèlent quelque chose de plus grand que le rasage ou l’abus. Ils exposent une industrie qui négocie des relations sans normes partagées, sans langage partagé, ou sans responsabilité partagée.

Et peut-être que la leçon la plus importante à tirer de ces deux conversations est celle-ci : la méfiance ne commence pas avec la fraude. Elle commence avec le silence.

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