Le 19 août 2026, les autorités cambodgiennes ont fermé 20 casinos, intensifiant ainsi leurs efforts pour démanteler des centres d’escroquerie. Cette action s’inscrit dans une vaste enquête sur l’ensemble des 195 casinos du pays, au cours de laquelle 29 licences ont été suspendues pour permettre des investigations supplémentaires. De plus, 23 autres casinos ont vu leurs licences expirer ou ont été fermés durant cette période.
Le gouvernement cambodgien fait face à des accusations de laxisme ayant permis la prolifération de centres d’escroquerie, causant des pertes de milliards de dollars à des victimes à travers le monde. En réponse, le Cambodge a créé la Commission Ad Hoc pour Combattre les Escroqueries en Ligne, qui a déclaré avoir fermé 605 sites d’escroquerie entre juillet 2025 et juillet 2026.
Touch Sokhak, porte-parole adjoint du ministère de l’Intérieur, a souligné que ces résultats démontrent la détermination du gouvernement à lutter contre les escroqueries en ligne. Déjà, plus tôt cette année, le Cambodge a mis en place une loi contre les escroqueries assistées par la technologie, prévoyant des amendes et des peines de prison pour les personnes impliquées dans ces réseaux frauduleux.
Les casinos sous surveillance
Les casinos cambodgiens ont souvent été associés à des réseaux criminels organisés, certains complexes d’escroquerie ayant été installés dans des lieux de jeu désaffectés. Un rapport d’Amnesty International publié plus tôt cette année accusait le régulateur des casinos cambodgien d’avoir approuvé des projets pour 12 casinos supposés liés à des violations des droits de l’homme.
Parmi ceux cités figurent trois casinos Crown à Poipet, Bavet et Chrey Thum, appartenant à Anco Brothers Co. Ltd, ainsi que le Majestic Two et le Majestic Hotel & Casino, dont l’ancien président, Kuong Li, a été inculpé début 2026 pour recrutement illégal à des fins d’exploitation, fraude aggravée et blanchiment d’argent.
Des témoignages de victimes recueillis par Amnesty International font état de travailleurs trafiqués, souvent attirés par des promesses d’emplois lucratifs sur les réseaux sociaux, retenus contre leur gré et contraints de participer à des escroqueries.
Le gouvernement cambodgien a déclaré avoir aidé à rapatrier plus de 21 000 ressortissants étrangers, principalement originaires de Chine, du Vietnam, du Pakistan et d’Indonésie. Il a également facilité l’extradition de ressortissants chinois impliqués dans ces réseaux.
Parmi eux se trouve Chen Zhi, propriétaire de Prince Holding Group, qui a été sanctionné par les autorités britanniques et américaines pour son implication présumée dans des escroqueries en ligne à grande échelle.
Cependant, certains observateurs notent que la fermeture des casinos pourrait avoir des conséquences économiques imprévues sur la région. Les casinos représentent une source de revenus significative pour le Cambodge, attirant des milliers de touristes chaque année. « La fermeture de ces établissements pourrait affecter le tourisme et l’économie locale à court terme, » suggèrent-ils, tout en reconnaissant la nécessité de déraciner les activités criminelles.
En parallèle, certains défenseurs des droits de l’homme appellent à une approche plus équilibrée. Ils soutiennent que bien que la répression des escroqueries soit cruciale, il est tout aussi important de garantir une surveillance rigoureuse et d’instaurer des réformes qui permettent un développement économique durable et éthique.
Alors que le Cambodge poursuit ses efforts pour stabiliser son industrie du jeu et éliminer les pratiques frauduleuses, beaucoup espèrent que ces mesures contribueront à redorer l’image du pays sur la scène internationale. En fin de compte, le défi majeur est de trouver l’équilibre entre la protection des victimes et le maintien d’une économie florissante.

Bernard Leroy est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos virtuels. Il a débuté sa carrière il y a + de 10 ans en écrivant des articles sur les stratégies de poker et de blackjack e ligne pour différents sites web spécialisés.
