Le 23 février 2026, Gaming1 a lancé un appel aux régulateurs pour encourager une collaboration visant à éliminer l’écosystème non réglementé. Face à des pressions législatives croissantes dans de nombreux pays, l’entreprise reste optimiste quant à ses perspectives d’avenir. Florence Jehaes, Responsable de la Réglementation chez Gaming1, exprime son ambition de continuer à évoluer dans le développement de plateformes malgré le resserrement des lois.
Dans de nombreuses juridictions, les autorités imposent des amendes sévères aux opérateurs et fournisseurs qui opèrent illégalement. « Nous avons besoin de nouvelles règles qui évoluent avec l’industrie du jeu en ligne », affirme Jehaes. Elle souligne également l’importance du devoir de protection des joueurs, un contrepoids nécessaire pour maintenir la compétitivité face aux opérateurs illégaux.
Présent dans plusieurs pays européens, Gaming1 doit naviguer parmi des réglementations variées, particulièrement en Belgique, en France et en Suisse. La Belgique suscite des préoccupations particulières pour Jehaes qui espère voir une évolution de la Commission des Jeux du pays. « Nous attendons avec impatience que la Commission se renforce et lutte contre le jeu illégal, mais nous avons aussi besoin du soutien nécessaire pour établir un terrain de jeu équitable entre opérateurs légaux et illégaux », commente-t-elle.
Les autorités cherchent constamment à développer des régulations répondant à une demande publique croissante. Le devoir de protection des joueurs est une priorité, comme l’illustre l’évolution observée en Espagne et aux Pays-Bas. Selon Jehaes, des informations et détails supplémentaires sur l’application de ce devoir apparaissent dans ces pays, ainsi qu’en Suisse.
Une idée reçue commune est que l’augmentation du jeu en ligne entraîne un déclin du jeu terrestre. Gaming1 estime qu’un changement de législation est nécessaire pour éviter que la nature obsolète du secteur terrestre ne persiste. « La plupart des salles sont vides en Belgique car nous ne pouvons plus faire de publicité », note Jehaes. « Nous devons vraiment moderniser comment nous opérons les établissements terrestres et lier les expériences en ligne et hors ligne, ce qui est actuellement interdit en Belgique. »
La discussion revient inlassablement sur l’importance de lutter efficacement contre les opérateurs illégaux. « J’espère vraiment que nous aurons une action concrète contre le jeu illégal », conclut-elle. « Si l’on bloque toute source de financement, le jeu s’arrête. J’espère que dans six mois, nous constaterons des résultats. »

Bernard Leroy est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos virtuels. Il a débuté sa carrière il y a + de 10 ans en écrivant des articles sur les stratégies de poker et de blackjack e ligne pour différents sites web spécialisés.
