La Philippine Amusement and Gaming Corporation (PAGCOR) a annoncé une refonte complète des règles de cashback en mettant en œuvre de nouveaux cadres promotionnels conçus pour équilibrer la concurrence dans le pays.
À compter d’aujourd’hui, les opérateurs seront limités à offrir un cashback de moins de 15 % des pertes nettes d’un joueur pour les jeux électroniques. En revanche, les rabais en espèces pour les machines à sous, le e-bingo, les jeux numériques et les paris sportifs ne pourront excéder 1,5 % du chiffre d’affaires ou du dépôt d’un joueur.
Dorénavant, les opérateurs devront également enregistrer les rabais et les cashbacks comme des « dépenses engagées lors des opérations de jeu », et non comme des pertes.
Selon PAGCOR, ce changement de politique vise à éviter une « concurrence destructrice » et une « course vers le bas » où les plus grands opérateurs chercheraient à dominer le marché en offrant des promotions nettement plus généreuses aux joueurs.
L’iGaming s’accélère alors que les établissements terrestres souffrent
Cette décision intervient alors que le marché philippin continue de se tourner vers une domination par le secteur de l’iGaming.
Les derniers résultats financiers de PAGCOR ont révélé que l’année dernière, les revenus des jeux électroniques ont surpassé ceux des jeux terrestres sous licence pour la première fois, les deux segments connaissant des fortunes contrastées.
Les recettes des jeux électroniques ont augmenté de 30 % d’une année sur l’autre pour atteindre 201,12 milliards de PHP (2,48 milliards de livres sterling), représentant 50,77 % des revenus totaux de 396,1 milliards de PHP (4,87 milliards de livres sterling).
En revanche, les revenus des casinos sous licence ont diminué de 9,58 % à 182,50 milliards de PHP (2,24 milliards de livres sterling) par rapport à 201,84 milliards de PHP (2,48 milliards de livres sterling) en 2024, tandis que les casinos exploités par PAGCOR n’ont pas mieux fait, enregistrant une baisse de 21 % d’une année sur l’autre à 12,52 milliards de PHP (154 millions de livres sterling).
Compte tenu de ce changement, certains des opérateurs de casinos les plus en vue aux Philippines, y compris Okada Manila, ont choisi d’explorer les avantages financiers potentiels offerts par l’iGaming.
Le propriétaire du casino, Tiger Resort, Leisure and Entertainment, a confirmé plus tôt aujourd’hui (13 mai) que sa plateforme de jeux en ligne, OKADA PLAY, a été officiellement lancée, cherchant à « saisir de nouvelles opportunités de revenus » dans un contexte de performances financières affaiblies qui reflètent la récession plus large du secteur terrestre.
Nobuki Sato, président et directeur des opérations d’Okada Manila, a commenté : Ce lancement marque une étape importante dans l’expansion numérique d’Okada Manila alors que nous apportons notre expérience de jeu à un public plus large à travers les Philippines grâce à OKADA PLAY.
La réglementation continue de se renforcer
La nouvelle directive de PAGCOR s’inscrit dans une tendance de renforcement de la réglementation aux Philippines.
Le mois dernier, le gouvernement du pays a partagé un nouvel ensemble de règles conçues pour aider à l’application de l’interdiction de 2024 sur les opérateurs de jeux offshore (POGO).
Les Procédures Opérationnelles Normes (PON) pour la mise en œuvre de l’interdiction POGO ont consolidé deux ordres d’interdiction POGO avec 15 autres lois et ordres ministériels en un seul plan d’action.
Bien que cela fasse presque deux ans que les Philippines se sont détournées des POGOs, le secrétaire exécutif Ralph Recto a décrit les opérations comme « une menace en constante évolution, tout à fait capable de réapparaître à moins que le gouvernement ne reste vigilant, coordonné et implacable ».
« Ces PON feront évoluer notre approche — de la simple fermeture des centres à la préservation des actifs, la saisie des ressources illicites, l’obtention de condamnations, la protection des victimes et la coupure de ces entreprises criminelles des réseaux financiers et corporatifs qui les soutiennent », a-t-il ajouté.
L’application contre les POGOs sera désormais dirigée par la Commission présidentielle contre le crime organisé (PAOCC), avec l’aide du ministère de la Justice, du Conseil anti-blanchiment, de la Commission des valeurs mobilières et du ministère du Développement social et du bien-être.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
