Au début de la semaine, les autorités indonésiennes ont expulsé un groupe de citoyens chinois accusés d’être impliqués dans un syndicat de jeux d’argent en ligne et une fraude à l’investissement sur l’île de Batam. Cette action marque un pas important dans la lutte contre le jeu illégal en Asie, une région où de telles activités prospèrent souvent en raison de la demande croissante et des réglementations laxistes.
En parallèle, deux individus ont été rapatriés en Corée du Sud depuis les Émirats Arabes Unis, soupçonnés d’avoir ciblé des joueurs sud-coréens à travers deux réseaux de jeux d’argent illégaux distincts. Ces extraditions montrent une coopération internationale renforcée et un engagement croissant à éradiquer ces réseaux criminels.
En Indonésie, 92 suspects ont été placés sur une liste noire et renvoyés à Guangzhou en Chine à la demande des autorités chinoises. Le Directeur Général de l’immigration, Hendarsam Marantoko, a déclaré aux journalistes locaux qu’il espérait que cette expulsion servirait de « puissant moyen de dissuasion » pour d’autres ressortissants étrangers s’engageant dans des activités similaires. « Nous ne laisserons aucune place aux étrangers qui menacent l’ordre public et la sécurité nationale, » a-t-il ajouté.
En mai, des descentes de police en Indonésie ont mené à l’arrestation de plus de 300 ressortissants étrangers prétendument liés à des opérations de jeux d’argent en ligne illégaux. Parmi les 321 arrêtés à Jakarta, 228 étaient originaires du Vietnam, 57 de Chine, les autres venant du Laos, de la Birmanie, de la Thaïlande, de la Malaisie et du Cambodge. La localisation de ce réseau de jeux d’argent à proximité du quartier chinois de Jakarta soulève des inquiétudes quant à la facilitation des activités par des communautés établies.
Le Centre d’analyse et de rapports sur les transactions financières de l’Indonésie (PPATK) a estimé que 422,1 millions de transactions de jeux en ligne ont eu lieu en 2025, avec une valeur totale des dépôts de 36 trillions de roupies (1,52 milliard de livres sterling). Malgré l’illégalité des jeux d’argent dans le pays, le marché noir demeure un défi de taille pour les autorités.
La Corée du Sud a également renforcé sa lutte contre le jeu illégal. Deux ressortissants sud-coréens, soupçonnés d’être au cœur de réseaux de jeux d’argent évalués à plusieurs milliards de livres sterling, ont été rapatriés. L’un des réseaux aurait une valeur de plus de 4,8 trillions de wons (2,37 milliards de livres sterling), et son dirigeant était en fuite depuis 12 ans, prétendument en train de blanchir les recettes de ses crimes dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est. Le second suspect serait impliqué dans un site de jeux d’une valeur de 500 milliards de wons (247 millions de livres sterling).
La police sud-coréenne a salué la coopération étendue avec ses homologues des Émirats Arabes Unis, qui a permis l’extradition malgré les défis posés par le conflit en cours au Moyen-Orient. « Nous continuerons à traquer et à arrêter des organisations de cyber-jeux similaires qui fuient à l’étranger grâce à une détermination forte et une coopération internationale, » ont déclaré les autorités.
Cette extradition arrive une semaine après que la Corée du Sud ait identifié plus de 2000 suspects avec des liens présumés avec les jeux d’argent illégaux au cours d’une enquête qui a duré huit mois. Malgré une interdiction quasi totale des jeux en ligne, le marché illégal des jeux d’argent est estimé à 49 trillions de wons (23,9 milliards de livres sterling), selon la Commission nationale de contrôle des jeux de Corée, comparé à seulement 6,9 trillions de wons (3,36 milliards de livres sterling) pour le secteur réglementé.
La lutte contre le jeu illégal en Asie révèle deux dynamiques. D’une part, les gouvernements s’efforcent de sévir contre les activités illégales à travers des mesures strictes et une coopération internationale accrue. D’autre part, la demande persistante pour de telles activités souligne des failles dans la réglementation et l’application des lois. Certains experts suggèrent que le renforcement des lois et une régulation plus efficace pourraient réduire l’attrait des marchés noirs, mais cela nécessite une volonté politique et des ressources considérables. En fin de compte, la lutte contre le jeu illégal en Asie est un défi qui continue de tester les capacités des gouvernements à protéger leurs économies et leurs citoyens contre les influences néfastes de ces activités clandestines.

Bernard Leroy est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos virtuels. Il a débuté sa carrière il y a + de 10 ans en écrivant des articles sur les stratégies de poker et de blackjack e ligne pour différents sites web spécialisés.
