Le 16 avril 2026, les autorités américaines ont sanctionné deux casinos mexicains pour leurs liens supposés avec le Cartel del Noreste, une organisation désignée comme terroriste par le régime Trump. Le Bureau de contrôle des actifs étrangers (OFAC) du Département du Trésor américain a affirmé que le Casino Centenario, situé à Nuevo Laredo, servait de planque pour les drogues et facilitait le blanchiment de fonds illicites par le cartel.
L’OFAC a également sanctionné le Diamante Casino ainsi que Comercializadora y Arrendadora de Mexico, S.A. de C.V., la société qui exploite les deux établissements. Scott Bessent, le Secrétaire au Trésor, a déclaré que le Président Trump tenait à garantir que le Trésor utiliserait tous les outils à sa disposition pour protéger le pays contre les cartels violents cherchant à semer la terreur parmi les Américains innocents. Le Trésor continuera de cibler les divers flux de revenus dont dépendent les cartels pour maintenir leurs opérations, y compris le trafic de fentanyl et d’immigrants illégaux vers les États-Unis.
Le Cartel del Noreste a été qualifié par l’OFAC comme l’une des organisations de trafic de drogue les plus violentes du Mexique et est basé à Nuevo Laredo, un port commercial actif à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Ce groupe a éclaté de l’organisation Los Zetas en 2014 et est accusé de se livrer à la contrebande de drogue, au trafic de personnes, au blanchiment d’argent et à l’extorsion. En plus des entreprises sanctionnées, Eduardo Javier Islas Valdez a également été ciblé, étant accusé de diriger les opérations de trafic de personnes de l’organisation.
Parallèlement, l’OFAC affirme que l’avocat Juan Pablo Penilla Rodriguez fournit des services illégaux au cartel et que l’activiste Jesus Reymundo Ramos Vazquez dépose de fausses plaintes contre les autorités mexicaines pour diffuser des informations trompeuses du cartel. Les sanctions bloquent les actifs que ces personnes et entités sanctionnées possèdent aux États-Unis et interdisent toute transaction commerciale avec elles sur le sol américain.
Ces actions font suite à d’autres initiatives de l’OFAC visant à cibler les lieux de casino à travers le Mexique, accusés d’être utilisés par certains des plus grands groupes criminels du pays pour blanchir les produits du crime. En novembre dernier, les États-Unis avaient déjà sanctionné des membres du groupe criminel organisé Hysa, affilié au Cartel de Sinaloa, ainsi qu’Entretenimiento Palmero, S.A. de C.V., une société de casino et de divertissement appartenant à un membre du groupe.
Dans l’ensemble, dix casinos liés à ce groupe ont reçu des avis du Réseau de lutte contre les crimes financiers. Selon un analyste du secteur, les sanctions américaines sur les casinos montrent une détermination accrue à s’attaquer aux finances des cartels, même au-delà des frontières. Cependant, d’autres experts soulignent les défis de l’application de ces sanctions, notamment en raison de la corruption persistante et de l’influence des cartels au sein de certaines institutions locales mexicaines. Dans ce contexte, certains estiment que la coopération internationale sera cruciale pour endiguer le fléau du blanchiment d’argent.
En conclusion, ces sanctions illustrent les efforts continus des États-Unis pour affaiblir le pouvoir économique des cartels mexicains, tout en soulignant la complexité de la lutte contre le crime organisé dans une région en proie à la violence. Les mesures prises par l’OFAC, bien qu’importantes, ne constituent qu’une partie de la stratégie plus large nécessaire pour contrer l’influence croissante des cartels à travers le continent américain.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
