Le 9 février 2026, le Premier ministre japonais, Sanae Takaichi, a remporté les élections anticipées, marquant un tournant décisif pour l’industrie des casinos du pays. Avec plus des deux tiers de la majorité à la chambre basse, le Parti libéral-démocrate (PLD) qu’elle dirige dispose désormais d’une plateforme robuste pour mettre en œuvre des politiques axées sur la revitalisation économique.
Une partie essentielle de ces politiques concerne l’introduction de complexes intégrés de jeux terrestres au Japon. Étant la première femme à occuper le poste de Premier ministre au Japon depuis son élection en octobre, Takaichi a immédiatement demandé au ministre du Tourisme de relancer les efforts pour accélérer la mise en œuvre de ce mandat, qui prévoit la création de trois de ces développements.
Jusqu’à présent, un seul projet a reçu l’approbation, celui d’un complexe dirigé par une coentreprise entre MGM Resorts International et la société japonaise Orix Corporation à Osaka. L’Agence japonaise du tourisme a annoncé une nouvelle fenêtre de candidature du 6 mai au 5 novembre 2027, offrant une nouvelle chance pour d’autres régions intéressées.
Takaichi considère depuis longtemps les casinos comme un secteur à fort potentiel économique, un point crucial alors que le Japon doit faire face à un coût de la vie croissant et à une population vieillissante. Elle fut l’une des premières à prôner la légalisation du secteur, et son projet de loi de 2013 a été un catalyseur pour la législation actuelle sur les complexes intégrés.
Nagasaki et Wakayama ont participé à la première série de candidatures, mais ont été rejetées. Yokohama, quant à elle, a retiré sa candidature en raison de préoccupations sociales. Cependant, il est probable que ces régions soumettent à nouveau leurs candidatures, tandis que Hokkaido a également manifesté un intérêt pour explorer le potentiel économique du jeu terrestre.
Chaque région souhaitant accueillir un complexe intégré doit élaborer un plan de développement en collaboration avec un opérateur du secteur privé. Des entreprises internationales telles que Caesars Entertainment, Wynn Resorts et Hard Rock International ont exprimé leur intérêt, soulignant l’attrait croissant de l’investissement asiatique.
Le programme économique de Takaichi pour stimuler la croissance repose en grande partie sur la réduction des impôts tout en dynamisant l’économie japonaise par des dépenses ciblées. Les marchés boursiers du pays ont réagi positivement à sa victoire, atteignant des sommets historiques.
Bien que le projet d’Osaka de MGM n’ouvre pas avant 2030, les investissements internationaux dans la construction de tels lieux devraient apporter un regain significatif à l’économie japonaise. Le marché noir du jeu, estimé à environ 1,24 trillion de yens (6,2 milliards de livres sterling) rien que pour le jeu en ligne, démontre une demande forte pour le jeu dans le pays, que ces complexes intégrés espèrent satisfaire, offrant ainsi à l’État une augmentation des recettes fiscales.
En revanche, en Thaïlande, les récentes élections ont produit un sentiment opposé. La victoire d’Anutin Charnvirakul et du Parti Bhumjaithai a réduit à néant les espoirs de réforme des casinos. Charnvirakul, longtemps critique virulent de l’industrie du jeu, s’est opposé aux tentatives précédentes de légiférer sous l’ancien dirigeant, Paetongtarn Shinawatra, avant qu’elle ne soit écartée en raison de controverses liées à ses relations avec le Cambodge lors du différend frontalier en cours entre les deux pays.
Cette situation souligne les différences régionales en Asie quant à la législation sur les jeux de hasard, le Japon semblant prêt à un avenir où les casinos pourraient jouer un rôle central dans la définition de sa relance économique.
