Marché iGaming de l’Alberta prêt à imiter celui de l’Ontario mais sans date de lancement

Le marché iGaming de l’Alberta s’apprête à suivre le cadre réglementaire de l’Ontario, alors que des progrès significatifs ont été réalisés pour affiner le cadre réglementaire du marché. L’Alberta Gaming, Liquor and Cannabis (AGLC) a publié les Normes et Exigences pour les Jeux en Ligne, décrivant les composants clés pour l’iGaming dans cette province canadienne, y compris les frais de licence, les taux d’imposition, la publicité et la protection des joueurs. Certains aspects de la direction que prendrait l’iGaming en Alberta étaient connus depuis le printemps dernier, suite à l’adoption de la loi iGaming Alberta.

Bien que la date de lancement du marché reste encore floue, l’iGaming en Alberta sera supervisé de manière similaire au marché iGaming de l’Ontario, avec l’AGLC comme régulateur et l’Alberta iGaming Corporation (AiGC) jouant le rôle d’agence de gestion et de conduite. Dan Keene, vice-président des jeux à l’AGLC, est actuellement le PDG intérimaire de l’AiGC, tandis que le recrutement pour d’autres postes est en cours.

Il y aura une légère différence, car l’AGLC continuera d’exploiter Play Alberta, la seule plateforme iGaming réglementée actuellement en activité dans la province. Cependant, cela changera bientôt avec l’introduction d’opérateurs commerciaux licenciés qui soumettent actuellement leurs demandes au régulateur.

Processus d’entrée en deux étapes

Avec le processus de demande désormais en cours pour les opérateurs et fournisseurs, un processus en deux étapes doit être complété par les parties intéressées pour entrer sur le marché iGaming de l’Alberta : s’enregistrer auprès de l’AGLC et signer un accord commercial avec l’AiGC. Des frais de demande unique de 50 000 $ CA et des frais d’enregistrement annuels de 150 000 $ CA par site iGaming doivent être versés à l’AGLC. Les fournisseurs de plateformes et de systèmes de jeu doivent payer des frais d’enregistrement annuels de 15 000 $, tandis que d’autres fournisseurs doivent payer 3 000 $ par an.

Bien que cela ne soit pas mentionné dans les normes, le Canadian Gaming Business a rapporté que le taux de partage des revenus proposé avoisine les 80-20, la province déduisant 3 % du GGR avant de le taxer. Les Premières Nations recevront 2 % du GGR total, les initiatives de responsabilité sociale recevront 1 %, tandis que 20 % du GGR restant d’un opérateur iront au gouvernement.

Restrictions publicitaires

Après s’être enregistrés et avoir payé les frais, les opérateurs de l’Alberta pourront commencer à faire de la publicité et à inscrire des clients avant le lancement du marché, mais des restrictions sur la manière dont ils peuvent se promouvoir seront en place. Selon les normes, « les matériaux publicitaires et marketing doivent contenir un message de jeu responsable », tandis qu’un communiqué gouvernemental a noté que la publicité ne doit pas cibler les mineurs et que les athlètes professionnels ne peuvent pas être utilisés pour promouvoir les offres. Les tiers qui s’associent avec des opérateurs licenciés pour le marketing direct aux consommateurs ou les services de recommandation de joueurs ne doivent pas non plus travailler avec des opérateurs non agréés.

Protection des joueurs

En plus d’être intégrés au système d’auto-exclusion centralisé de l’Alberta et d’exclure les joueurs auto-exclus du marketing, les opérateurs doivent également proposer des outils intégrés pour aider les joueurs à contrôler leur activité de jeu. De plus, les matériaux sur le jeu responsable doivent être révisés périodiquement pour s’assurer qu’ils restent à jour. Les opérateurs doivent également prévenir la manipulation des paris et être capables d’identifier les activités de paris suspectes, en les signalant à un Moniteur d’Intégrité Indépendant.

Alors que des progrès ont été réalisés sur les réglementations iGaming de l’Alberta, le prochain point de repère pour les parties intéressées sera l’annonce de la date de lancement des opérations dans la province. Cependant, certains observateurs restent sceptiques quant à l’efficacité de ce cadre, arguant qu’une approche trop semblable à celle de l’Ontario pourrait ne pas répondre aux particularités du marché albertain. L’avenir nous dira si cette stratégie s’avérera fructueuse ou nécessitera des ajustements supplémentaires pour s’adapter à la dynamique locale.

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