Clarté sur la Fiscalité pour les Jeux d’Argent au Nigeria

En janvier 2026, les autorités nigérianes ont tranché la confusion entourant la question de l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour les mises liées aux jeux d’argent. Cette clarification fait suite à l’adoption de l’Acte Fiscal Nigérian de 2025, qui exclut désormais spécifiquement les « fonds, mises ou titres » des jeux de toute imposition de TVA.

Avant cette mise à jour, presque aucun opérateur n’appliquait la TVA sur les mises des joueurs, suscitant un débat acharné entre les autorités fiscales et les opérateurs. Des rapports antérieurs suggéraient que le Service Fédéral des Impôts du Nigeria envisageait de taxer les mises, provoquant une levée de boucliers des acteurs de l’industrie.

Ce changement s’inscrit dans une refonte plus large du paysage fiscal nigérian. En septembre dernier, la Fédération des Régulateurs des Jeux d’État du Nigeria (FSGRN) a introduit un taux d’imposition de 11 % sur le revenu brut des jeux (RBG) pour tous les secteurs, ainsi qu’une redevance de licence standardisée à ₦100 millions (environ 52 540 livres sterling) par an.

Conflit Persistant

Malgré ces avancées, un conflit persistant entoure l’avenir du marché des jeux d’argent en plein essor du Nigeria. Actuellement, les jeux sont régulés au niveau des États, mais les législateurs fédéraux avancent avec le projet de loi sur les jeux du Nigeria, malgré l’opposition des gouvernements d’État.

Ce projet de loi vise à harmoniser les régulations et cadres fiscaux à travers les 36 États du Nigeria et à mettre à jour la législation actuelle, datant de 2005, pour mieux refléter la croissance des jeux en ligne. Cependant, ses détracteurs le considèrent comme « inconstitutionnel » et une tentative illégale de réécrire la loi.

Lors d’une conférence de la Coalition pour la Bonne Gouvernance (CGG) fin de l’année dernière, Nelson Ekujimi, chef de l’organisation, a déclaré que cette initiative constituait « une provocation législative et une atteinte à l’autorité judiciaire ».

« Si le Sénat poursuit avec ce projet de loi illégal, ce serait un défi flagrant à l’autorité judiciaire et une attaque directe contre l’État de droit », a-t-il ajouté sans détour.

Le marché nigérian des jeux est estimé à environ 3,6 milliards de dollars par an, largement alimenté par un essor de l’engagement mobile chez la jeune population nigériane. Ainsi, il est crucial pour le Nigeria de résoudre le conflit entourant son cadre réglementaire futur pour garantir qu’il puisse tirer parti des bénéfices économiques d’une industrie florissante.

Un Point de Vue Différent

Certains experts, cependant, voient la centralisation comme une opportunité. « Une approche harmonisée pourrait réduire la bureaucratie et attirer davantage d’investissements étrangers », pensent-ils. Cette perspective met en lumière la dualité du débat, où le besoin de souveraineté étatique se heurte à la vision d’un marché plus unifié et potentiellement plus compétitif.

Dans ce contexte, les observateurs internationaux surveillent de près l’évolution de la situation. Le potentiel du marché nigérian est immense, mais son exploitation dépendra de la capacité des autorités à naviguer entre les intérêts concurrents des divers acteurs. Les mois à venir seront donc cruciaux pour déterminer si le Nigeria peut véritablement devenir un leader régional dans le secteur des jeux d’argent.

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