La contestation juridique pourrait-elle compromettre les ambitions de casino en ligne du Maine

Le 29 janvier 2026, l’Oxford Casino Hotel, propriété de Churchill Downs, a intenté un procès pour bloquer l’application d’une loi qui restreint l’octroi de licences aux quatre tribus reconnues par le gouvernement fédéral dans l’État du Maine. Cette action en justice, dirigée contre l’Unité de Contrôle des Jeux du Maine et son directeur exécutif, Milton Champion, soutient que ce monopole assénera un coup fatal aux entreprises locales comme l’Oxford Casino, entraînant une perte de revenus et d’emplois pour les habitants de la région.

Le procès affirme que la création d’un monopole fondé sur la race pour des entreprises locales viole la protection égale sous la loi, bafoue les restrictions constitutionnelles sur le protectionnisme économique et échoue à passer l’examen des Constitutions des États-Unis et du Maine. La nouvelle loi, promulguée par la gouverneure Janet Mills plus tôt ce mois-ci, donne des droits exclusifs aux tribus Passamaquoddy, la Nation Penobscot, le groupe de Malécites d’Houlton et la Nation Mi’kmaq, chacune ayant la possibilité de s’associer avec un fournisseur de plateforme unique.

L’Oxford Casino était parmi les opposants fervents à cette loi sur les casinos en ligne. Dans le cadre de son action en justice, Churchill Downs a réitéré sa conviction que le jeu en ligne devrait demeurer illégal dans le Maine. Néanmoins, la société a affirmé que si ce secteur devait être régulé, elle souhaiterait alors demander une licence, une démarche actuellement impossible pour elle. Le procès stipule qu’il n’y a pas de raison pour l’État de privilégier ces quatre tribus au détriment d’autres entreprises pour les licences de jeux en ligne, surtout que l’État dispose de nombreux autres outils pour soutenir les tribus, comme l’utilisation des recettes fiscales de l’État. C’est un monopole inadmissible, déclare l’action en justice.

Si la législature du Maine a décidé d’autoriser le jeu en ligne dans l’État, elle devrait offrir à tous une chance équitable de compétition, sans égard pour la race ou la citoyenneté, comme l’exigent les Constitutions des États-Unis et du Maine, affirme le document juridique.

La National Association against iGaming (NAAiG), dont Churchill Downs est un membre fondateur, s’est aussi vivement opposée à cette décision. L’association a promis de renverser la loi par le biais du People’s Veto Process du Maine, affirmant que l’approbation du projet de loi a ignoré une opposition publique massive, les avertissements d’experts des régulateurs et un cadre de jeu éprouvé qui a apporté des bénéfices significatifs aux communautés et aux nations tribales du Maine depuis plus de dix ans.

Les données de la NAAiG inclues dans le procès prétendent que la mise en œuvre du jeu en ligne réglementé entraînera la perte de 378 emplois, 22 millions de dollars de perte en main-d’œuvre et 60 millions de dollars de valeur perdue à travers l’économie du Maine. En comparaison, les estimations du gouvernement suggèrent que l’État recevra 1,8 million de dollars en recettes fiscales pour l’exercice 2025/2026, augmentant à plus de 3,6 millions l’année suivante.

Pour l’instant, le lancement du huitième marché de jeux en ligne aux États-Unis est prévu pour la fin de 2026, toutefois, une forte opposition et une action juridique concertée pourraient encore faire dérailler ces ambitions. Tandis que certains voient cela comme une opportunité de croissance économique pour l’État, d’autres, comme l’association NAAiG, continuent de penser que les coûts sociaux et économiques l’emportent largement sur les bénéfices éventuels.

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