Les casinos en France doivent intensifier leurs efforts pour lutter contre le jeu excessif et chez les mineurs

Le 7 avril 2026, l’Autorité Nationale des Jeux (ANJ) a encouragé les casinos français à renforcer leurs stratégies pour lutter contre les problèmes de jeu, notamment ceux liés à l’âge et à la dépendance. Certaines institutions ne parviennent pas à identifier et soutenir un nombre suffisant de joueurs touchés par les méfaits du jeu.

L’ANJ a souligné que le jeu excessif et le jeu des mineurs figurent parmi les plus grands risques du marché français des jeux. Elle a exhorté les acteurs de l’industrie à réévaluer leurs approches face à ces enjeux critiques. Malgré cet avertissement, l’autorité a salué l’augmentation des partenariats entre les casinos et les services de soutien aux personnes affectées par les méfaits du jeu.

Les résultats observés sont inégaux. Bien que des améliorations aient été constatées dans les systèmes d’identification et de soutien des casinos, certains établissements ne parviennent toujours pas à repérer et à aider un nombre suffisant de joueurs excessifs ou pathologiques, ce qui ne correspond pas à la fréquentation qu’ils enregistrent. Cette situation compromet l’objectif global de réduction des dommages liés au jeu.

Un aspect positif est l’amélioration du lien entre les établissements et les centres de soutien, qui permet de mieux orienter les joueurs vers des options de traitement, de mener des campagnes d’information et d’assurer la formation du personnel. Depuis le lancement en novembre 2024, plus de 2 200 personnes ont participé au module d’apprentissage en ligne destiné au personnel.

La réduction des risques liés au jeu est un pilier fondamental du plan stratégique 2024-2026 de l’ANJ. Depuis octobre 2019, il est obligatoire pour les opérateurs de soumettre leurs plans d’action à l’ANJ pour examen, dans le but de renforcer la protection des joueurs. En tout, FDJ United, Pari Mutuel Urbain (PMU), 17 opérateurs de jeux en ligne agréés, 210 casinos et clubs de jeux, ainsi que 231 hippodromes ont présenté leurs plans pour approbation. Parmi ces casinos, un seul a vu son plan rejeté.

L’ANJ a reconnu les progrès réalisés dans l’industrie, mais a insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts pour atteindre l’objectif de réduction des dommages liés au jeu d’ici 2027. Elle a émis plusieurs recommandations aux opérateurs, notamment le renforcement des systèmes, la formation du personnel et la fourniture d’informations essentielles aux joueurs.

Les plans d’action de FDJ et PMU ont été approuvés, mais l’ANJ a identifié deux domaines clés nécessitant une attention particulière : le déploiement d’une politique stricte de surveillance des points de vente pour assurer l’interdiction des ventes aux mineurs, et le développement de méthodes adaptées aux points de vente physiques pour améliorer l’identification et le soutien des joueurs en difficulté.

Pour les opérateurs en ligne agréés, l’ANJ a noté que la majorité ont mis en place des mesures pour empêcher les mineurs de jouer, incluant des contrôles à l’inscription, la fourniture d’informations aux joueurs adultes, des campagnes de sensibilisation et des outils de contrôle parental. Les efforts pour mieux identifier les personnes souffrant de dommages liés au jeu ont permis de faire passer le nombre de joueurs signalés de 31 000 en 2024 à 89 000 en 2025.

Cependant, le régulateur souhaite que les opérateurs fassent davantage pour identifier les joueurs susceptibles de souffrir des méfaits du jeu, afin d’aligner cette identification avec la taille de leur base de joueurs et les études de prévalence. Des résultats tangibles et mesurables sont attendus dans le renforcement des systèmes d’identification des personnes à risque, avec un éventuel suivi pour vérifier ces améliorations.

Cet appel au renforcement des systèmes intervient alors que les opérateurs se préparent pour la prochaine Coupe du Monde de la FIFA. L’ANJ a averti FDJ, PMU et d’autres opérateurs agréés qu’ils ne peuvent pas dépasser leur budget annoncé pour les stratégies promotionnelles de 2026.

Dans le domaine des courses hippiques, l’ANJ a mis en avant les efforts pour informer les joueurs sur les ressources disponibles, la formation du personnel, ainsi que la surveillance continue de la Fédération Nationale des Courses Hippiques (FNCH). Cependant, le régulateur a souligné la nécessité de distinguer clairement les zones familiales des zones de paris dans les hippodromes, et de s’assurer que le contenu ne constitue pas une introduction indirecte au jeu.

La FNCH a également été invitée à améliorer ses méthodes d’identification et de soutien des personnes souffrant de dommages liés au jeu sur les hippodromes, en poursuivant ses efforts de formation, jugés actuellement ‘insuffisants’.

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