Départ d’un conseiller du DCMS suite aux divergences sur les vérifications d’abordabilité dans le cadre de la révision de la loi sur le jeu

Le 12 mai 2026, James Noyes, conseiller du Department for Culture, Media and Sport (DCMS), a quitté le groupe consultatif de l’évaluation de la révision de la loi sur le jeu, en raison de désaccords concernant les vérifications d’abordabilité, selon le Racing Post.

Noyes a senti qu’il n’avait pas d’autre choix que de se retirer du panel. Il estime que le déploiement prévu de cette politique ce mois-ci ne fait l’objet d’aucune évaluation significative et que cela est « clairement inacceptable ». Bien que Noyes ait été un des premiers défenseurs des vérifications d’abordabilité, il a récemment changé d’avis. Le mois dernier, il a écrit à la secrétaire à la Culture, Lisa Nandy, pour demander la suspension de la mise en œuvre du programme.

Dans sa lettre, Noyes a exprimé sa réticence quant à l’approbation des vérifications d’abordabilité lors de la prochaine réunion du conseil de la Gambling Commission prévue le 21 mai. Il a déclaré : « En tant que personne invitée à donner des conseils d’expertise dans ce processus, il m’étonne que nous soyons dans une situation où des contrôles financiers controversés sont déployés sans qu’une évaluation significative et indépendante de cette politique soit effectuée. C’est clairement inacceptable. »

Il a également souligné qu’à aucun moment, lors des réunions du groupe consultatif, il n’y a eu d’opportunité pour discuter de l’impact potentiel de ces vérifications sur le comportement des consommateurs et des opérateurs, ni de leur efficacité en termes de réduction des dommages. Selon lui, « le gouvernement a le devoir de s’assurer que ses propositions législatives sont évaluées de manière adéquate. Dans le cas de la révision de la loi sur le jeu, et notamment des évaluations des risques financiers, cela n’a pas eu lieu. Au lieu de cela, nous avons une situation où règne la confusion. »

Noyes a critiqué les données utilisées pour établir les seuils de dépenses des vérifications d’abordabilité, les qualifiant de « désuètes et potentiellement plus pertinentes en raison de l’inflation ». Il a également mentionné que les vérifications « sans friction » ont été interrompues après que différentes agences de référence de crédit obtenaient des résultats divergents pour le même client, ce qui s’est avéré « extrêmement préjudiciable » pour les courses hippiques.

Stuart Andrew, ancien ministre du DCMS, a exprimé son accord avec Noyes, affirmant que les vérifications d’abordabilité devraient être mises en pause pour garantir qu’elles soient véritablement sans friction pour le consommateur. « La réforme du jeu doit protéger les gens contre l’addiction et des dommages sérieux à la santé mentale. En tant que ministre, j’ai toujours dit que les vérifications d’abordabilité doivent être véritablement sans friction et ne pas pousser les parieurs vers le marché noir. Le gouvernement devrait suspendre cette mesure et la ramener devant le parlement. »

La question des vérifications d’abordabilité a également été abordée dans un récent épisode de iGaming Daily. Une autre perspective met en avant les avantages potentiels de ces contrôles. Certains experts estiment que malgré les défis initiaux, les vérifications d’abordabilité pourraient jouer un rôle crucial dans la protection des consommateurs vulnérables et la réduction des impacts négatifs du jeu excessif. Ils soulignent que, bien que la mise en œuvre puisse être délicate, une évaluation approfondie et des ajustements peuvent aboutir à un système efficace qui équilibre protection des consommateurs et fluidité des transactions.

Dans le contexte économique actuel, avec des inquiétudes croissantes concernant le coût de la vie et l’inflation, le débat sur les vérifications d’abordabilité prend une ampleur particulière. Le secteur des jeux d’argent doit naviguer entre la protection des consommateurs et la préservation de l’industrie, en particulier face à la compétition croissante des plateformes non réglementées. Le dialogue entre les parties prenantes reste essentiel pour trouver une solution optimale qui réponde aux préoccupations de toutes les parties impliquées.

En conclusion, alors que les discussions continuent, il devient de plus en plus clair que les vérifications d’abordabilité ne peuvent pas être abordées sans une évaluation complète et des consultations approfondies avec tous les acteurs concernés. Le gouvernement est désormais confronté à la tâche complexe de réconcilier intérêts divergents tout en garantissant que les nouvelles politiques répondent efficacement aux besoins de protection des consommateurs sans nuire à la viabilité du marché.

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