Croissance entravée pour FDJ sur le marché britannique en pleine mutation

En avril 2026, FDJ United a dévoilé ses résultats financiers du premier trimestre, marquant un tournant stratégique sur le marché britannique, qui devient de plus en plus déséquilibré à cause des réformes réglementaires. FDJ a vu ses performances, globalement réussies, affectées par ses difficultés au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Pascal Chaffard, directeur de la division paris sportifs et jeux en ligne de FDJ, a exprimé la nécessité pour les autorités britanniques d’intensifier la lutte contre le marché noir et de créer un environnement concurrentiel équilibré pour tous les opérateurs. S’adressant aux investisseurs, Chaffard a mis en avant que les augmentations d’impôts et les changements réglementaires devaient être accompagnés d’une assurance que tous les opérateurs disposent des mêmes chances.

FDJ a exprimé ses craintes concernant la progression des offres offshore, soulignant que ce problème a été clairement signalé à la UK Gambling Commission et au gouvernement. « Nous ne sommes pas entièrement convaincus que cela soit totalement pris en compte, et c’est un point sur lequel nous continuerons de travailler », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance d’une réglementation équitable.

En novembre 2025, la Chancelière britannique Rachel Reeves a confirmé l’augmentation du Remote Gaming Duty à 40%, effective depuis le 1er avril de cette année. Parallèlement, le duty général sur les paris à distance passera à 25% en avril 2027. Malgré l’allocation de 26 millions de livres par le gouvernement pour aider la UKGC à combattre le marché noir, les acteurs de l’industrie estiment que ce montant est insuffisant face à la puissance financière des opérateurs illégaux.

Chaffard a affirmé que cibler le marché noir en ligne est possible, une idée qu’il a présentée en détail à la UKGC et au gouvernement britannique. « Il est acceptable d’avoir plus d’impôts et des objectifs plus ambitieux pour protéger les joueurs, mais pas d’avoir un terrain de jeu équitable pour tout le monde », a-t-il déclaré, soulignant les défis auxquels FDJ fait face au Royaume-Uni, où elle exploite Unibet et 32Red après avoir acquis Kindred en 2024.

Malgré une chute de plus de 20% des revenus au Royaume-Uni au premier trimestre, le marché reste rentable pour FDJ, qui espère profiter de la consolidation du marché face aux augmentations fiscales, notamment en raison de la disparition potentielle de concurrents plus faibles.

« Le problème principal n’est pas le nombre de joueurs actifs, mais la baisse du revenu moyen par utilisateur », a précisé Chaffard, apaisant les inquiétudes autour d’un éventuel retrait de FDJ du marché britannique. Tandis que des opérateurs de taille intermédiaire comme Unibet et 32Red ressentent les effets des réformes, de grands acteurs comme Flutter et Entain semblent optimistes face à la nouvelle donne britannique, envisageant même de nouveaux investissements.

Cette dynamique devrait préoccuper les décideurs, car un marché de plus en plus concentré pourrait offrir des opportunités au marché noir. Les difficultés rencontrées par les opérateurs au Royaume-Uni ont été largement anticipées, exacerbées par les hausses fiscales imposées par le gouvernement travailliste.

Vers la fin de l’année dernière, le think tank BetterGambling avait déjà averti que plus de 800 casinos pourraient être contraints de quitter le marché d’ici 2027 sous l’effet de ces réformes. Diana Tunsu, de BetterGambling, a souligné que les opérateurs générant moins de 3 millions de livres de GGY par an seraient confrontés à un choix difficile : investir massivement dans la conformité ou envisager de quitter le marché.

Les changements fiscaux européens se font ressentir également, avec des augmentations des taxes en France, aux Pays-Bas et en Roumanie. FDJ s’attend à un impact d’environ 90 millions d’euros en 2026 sur ses divisions de jeux terrestres, de loterie et de paris en ligne. En juillet 2025, les autorités françaises ont légèrement augmenté les taxes sur la loterie, les paris sportifs et le poker en ligne. Les Pays-Bas et la Roumanie ont également relevé les taxes sur le jeu en ligne au cours de la dernière année.

Aux Pays-Bas, Chaffard a déclaré que la situation commence à se stabiliser, bien qu’un rapport du régulateur néerlandais ait montré une diminution des revenus de plus de 20% en 2025, rendant le retour à la croissance difficile. FDJ a mis en place des plans pour redresser sa performance au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, via des groupes de travail ciblés visant à favoriser la collaboration entre ses différentes divisions.

En parallèle, FDJ cherche à adopter une stratégie marketing axée sur le retour sur investissement et la générosité, tout en optimisant ses opérations. Globalement, FDJ United a enregistré une légère augmentation de son chiffre d’affaires brut de jeu à 2,18 milliards d’euros, bien que les changements fiscaux aient entraîné une baisse de 3% des revenus, qui s’élèvent à 895 millions d’euros.

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