En juin 2026, la Géorgie a décidé d’ouvrir son marché des jeux d’argent aux opérateurs internationaux en créant une nouvelle catégorie de licences spécifiquement pour les opérateurs de jeux en ligne ciblant des clients étrangers. Selon The Caspian Post, ces opérateurs auront l’accès bloqué pour les citoyens géorgiens, ce qui souligne l’intention du gouvernement de diriger les investissements étrangers sans perturber le marché intérieur.
Les licences pour les casinos, les machines à sous et les paris seront disponibles à un coût de GEL 100,000 (environ 28,785 £), accompagnées d’une taxe de 5% sur le revenu brut des jeux. Cette démarche s’inscrit dans les efforts de la Géorgie pour rivaliser avec des centres de jeux européens établis comme Malte et Gibraltar, en rendant son marché plus attractif pour les investisseurs étrangers.
Le marché intérieur géorgien des jeux d’argent est actuellement dominé par des marques locales soumises à des exigences réglementaires strictes, comme l’exigence que les joueurs aient au moins 25 ans. Comparativement, les opérateurs cherchant à attirer des joueurs géorgiens doivent acquitter une taxe d’entrée nettement plus élevée de GEL 5,000,000 (environ 1,44 million de livres) et une taxe de 20% sur le GGR. En 2025, selon les données, le secteur des jeux d’argent a contribué à hauteur de 660 millions de dollars à l’économie du pays, représentant une augmentation de 25% par rapport à l’année précédente.
Sous la direction du Premier ministre Irakli Kobakhidze, en poste depuis 2025, le secteur géorgien des jeux d’argent est en pleine transformation. Une série de réformes a notamment permis l’exclusion d’individus participant illégalement au jeu, avec 1,577,247 personnes inscrites dans le registre d’exclusion d’ici décembre 2025. Cette réforme vise à assainir le secteur tout en augmentant son attrait pour les investisseurs étrangers.
En parallèle, l’Estonie cherche également à se positionner comme un nouvel acteur majeur dans le secteur européen des jeux d’argent. Fin 2025, le gouvernement estonien a approuvé une réduction progressive de la taxe sur le jeu de 6% à 4% sur quatre ans, dans le but d’attirer davantage d’investissements. Cependant, les premiers résultats montrent que cette initiative n’a pas encore eu d’impact significatif sur les recettes fiscales, comme l’indique ERR, un média local.
Les responsables politiques estoniens, tels que le député Tanel Tein, estiment que l’impact réel de ces changements ne se manifestera qu’avec le temps, alors que le marché s’ajuste et que les nouvelles licences sont traitées. Il a insisté sur la nécessité d’attendre que le marché prenne forme avant de tirer des conclusions hâtives.
La stratégie de la Géorgie visant à attirer des opérateurs internationaux pourrait marquer un tournant dans sa contribution économique, mais soulève également des questions sur l’équilibre à trouver entre attirer des investissements étrangers et protéger les intérêts des acteurs locaux. L’approche prudente adoptée par l’Estonie, bien que potentiellement moins audacieuse, pourrait offrir une alternative stable qui favorise un développement progressif du marché des jeux d’argent.
Alors que la compétition pour devenir un hub européen du jeu d’argent s’intensifie, ces développements montrent que les petites nations cherchent à capitaliser sur la croissance continue du secteur iGaming. Cependant, seul le temps dira si ces efforts produiront les avantages économiques escomptés ou si d’autres ajustements seront nécessaires pour s’adapter à l’évolution rapide de l’industrie.

Bernard Leroy est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos virtuels. Il a débuté sa carrière il y a + de 10 ans en écrivant des articles sur les stratégies de poker et de blackjack e ligne pour différents sites web spécialisés.
