Le 16 février 2026, Gaming1 a lancé un appel urgent aux régulateurs du monde entier pour qu’ils adoptent une approche plus logique face à l’augmentation des réglementations dans le secteur des jeux d’argent. Cette entreprise, qui opère exclusivement sur le marché légal, fait face à un défi constant : rivaliser avec des opérateurs illégaux qui échappent aux contraintes réglementaires. Jean-Christophe Choffray, Directeur Général Adjoint de Gaming1, exprime son inquiétude quant à l’impact des règles de plus en plus strictes qui empêchent les opérateurs légaux de rester compétitifs.
Pour Gaming1, le problème réside dans le fait que les régulations actuelles favorisent involontairement les marchés noirs en nuisant à la compétitivité des opérateurs légaux. « J’espère qu’en 2026, les régulateurs commenceront à aborder le problème différemment, à lutter contre le marché illégal et à accorder plus de confiance aux opérateurs légaux », explique Choffray. Il souligne que le principal défi des années à venir sera de mieux équilibrer protection et compétitivité.
Pour s’adapter à ces contraintes, Gaming1 a reconstruit sa plateforme afin de mieux répondre aux exigences réglementaires, mais le défi persiste. Comme Choffray le précise, « nous avons besoin de régulateurs qui ne changent pas d’avis tous les six mois. Nous devons pouvoir développer des fonctionnalités pour les clients et avoir un avantage concurrentiel, plutôt que de se concentrer uniquement sur la conformité. » En matière de protection des joueurs, Gaming1 a mis en place des modules de pointe pour informer les utilisateurs de leur activité de jeu et les conseiller sur la manière de jouer de manière responsable. L’utilisation de l’intelligence artificielle permet également de surveiller et de réagir aux changements de comportement des joueurs.
L’intelligence artificielle promet d’être un bouleversement majeur dans le secteur du jeu. Cependant, Choffray observe que son potentiel est encore largement sous-exploité. « Aujourd’hui, nous nous concentrons sur plusieurs développements autour de l’IA, y compris des moteurs de recommandation pour les joueurs. Mais l’un des meilleurs développements réside dans le jeu responsable, en analysant le joueur pour offrir plus de protection et de soutien. »
Les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont également au cœur des priorités de Gaming1. Choffray insiste sur l’importance des pratiques ESG pour assurer une valeur durable à long terme. « ESG est très large. Beaucoup de gens en parlent, mais ça reste crucial pour la protection des joueurs et pour s’assurer que nos jeux restent sociables et sous contrôle. » Il ajoute que ces principes sont importants non seulement pour l’entreprise, mais aussi pour ses employés actuels et futurs.
Quant au dilemme de la rétention des joueurs, il constitue un défi majeur alors que les coûts augmentent. Gaming1, avec ses opérations à la fois physiques et numériques, constate des différences significatives entre ces deux mondes. « Un casino physique ne se résume pas au jeu. Il s’agit de spectacles, de restaurants, d’atmosphère », conclut Choffray. « Nous devons développer plus de fonctionnalités. Un casino en ligne ne doit pas se limiter au jeu. Il doit intégrer des éléments de socialisation et de divertissement pour garder les joueurs engagés, même lorsqu’ils ne jouent pas. »
Dans un contexte où l’équilibre entre protection des consommateurs et compétitivité des opérateurs est fragile, une approche régulatrice plus équilibrée et cohérente pourrait être la clé pour un secteur du jeu sain et dynamique.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
