Le 1er janvier 2026, Kansspelautoriteit (KSA), l’autorité de régulation des jeux d’argent aux Pays-Bas, a mis en place une nouvelle structure de gouvernance pour améliorer la surveillance des mesures d’application et la protection des joueurs.
Ce nouveau modèle prévoit un conseil d’administration composé d’un président à temps plein, assisté de deux directeurs à temps partiel. Cette réforme s’inscrit dans la réorganisation des départements internes de la KSA, désormais regroupés en « trois grandes directions principales ».
Ces changements visent à affiner le mandat de la KSA sur l’amélioration de la protection des joueurs, la digitalisation et une supervision fondée sur les données. Le régulateur a précisé que cette nouvelle structure répond à « la complexité croissante de la surveillance des jeux d’argent, stimulée par les avancées technologiques telles que l’intelligence artificielle, la croissance de l’offre illégale de jeux et l’intensification de la coopération réglementaire internationale ».
Michel Groothuizen, président, continue de gérer les opérations quotidiennes, jouant le rôle de principal leader tant au niveau national qu’international. Il sera soutenu par deux membres du conseil à temps partiel, dont le processus de recrutement et de nomination est à un stade avancé.
Les nouveaux directeurs apporteront leur expertise stratégique et agiront comme partenaires de discussion sur des sujets tels que la gouvernance, l’intégrité et la transformation numérique.
La modification de la structure opérationnelle voit la KSA passer à trois directions principales : Protection des Joueurs & Conseil en Gestion, Permis & Supervision, et Digitalisation, Analyse & Opérations Commerciales. Cette nouvelle organisation vise à créer « des lignes de responsabilité plus claires et à permettre une prise de décision plus rapide, tout en permettant au conseil de se concentrer plus explicitement sur la stratégie, l’élaboration de cadres et la surveillance des objectifs statutaires et sociétaux ».
Cette transition marque le départ de la vice-présidente Bernadette van Buchem, qui siégeait au conseil de la KSA depuis 2018. Van Buchem achève une carrière de 40 ans dans la fonction publique, incluant des rôles de direction au ministère des Affaires économiques et à l’Autorité néerlandaise des consommateurs et des marchés (ACM).
Ces changements de gouvernance surviennent à un moment crucial pour les jeux d’argent aux Pays-Bas, alors que le pays se prépare à une vaste réforme législative prévue pour 2026. La Kamer maintient son engagement à abroger et remplacer la loi sur les jeux à distance (KOA), le cadre qui a lancé le marché régulé des jeux en ligne en 2020.
Le progrès sur la réforme a été suspendu suite à l’effondrement du gouvernement conservateur néerlandais, menant à des élections anticipées en novembre 2025.
Actuellement, les responsabilités de la Kamer en matière de politique des jeux sont maintenues par Arco Rutte, en tant que secrétaire d’État à la Protection juridique. Cependant, des changements sont attendus car une nouvelle coalition gouvernementale n’a pas encore été formée. Les négociations sont en cours alors que Rob Jetten, leader des Démocrates 66 (D66) sociaux-libéraux, négocie avec quatre partis pour établir un gouvernement centriste.
Malgré l’incertitude politique, un large consensus a émergé au sein de la Kamer selon lequel la révision de la KOA devrait prioriser la réduction des méfaits, avec des protections spécifiques pour les jeunes consommateurs de moins de 24 ans.
Les législateurs ont également confirmé que le processus de réforme n’inclura pas un examen de la fiscalité des jeux, avec l’augmentation prévue des taxes sur les jeux en ligne à 38 % des recettes brutes de jeu (GGR) d’ici 2027 restant en place.
Michel Groothuizen, président du KSA, a reconnu l’ampleur du défi réglementaire, déclarant que la future politique sur les jeux d’argent doit explicitement prendre en compte les risques liés aux jeux les plus graves, y compris le suicide et la réduction des dommages financiers.
Les titulaires de licences KOA ont généralement soutenu les réformes législatives entrantes, mais le gouvernement à venir a été averti de manière urgente de corriger les divergences réglementaires et les restrictions de produits qui ont considérablement affaibli la canalisation. Les derniers audits ont montré que les taux de canalisation étaient tombés en dessous de 50 % des recettes des jeux d’argent, les Pays-Bas étant devenus un marché actif pour l’encroaching des marchés noirs depuis sa régulation en 2020.

Bernard Leroy est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos virtuels. Il a débuté sa carrière il y a + de 10 ans en écrivant des articles sur les stratégies de poker et de blackjack e ligne pour différents sites web spécialisés.
