Le 18 février 2026, X, la société de médias sociaux d’Elon Musk anciennement connue sous le nom de Twitter, a informé ses utilisateurs, entreprises et annonceurs que les produits et services de jeux d’argent ne sont plus éligibles pour la promotion dans le cadre de ses règles de partenariats payants. Cette décision marque une étape clé dans la politique de la plateforme visant à restreindre certains types de contenu.
Leur politique récemment mise à jour stipule que les partenariats payés impliquent une marque tierce qui offre une compensation ou des incitations à un utilisateur, tel qu’un influenceur ou un créateur de contenu, pour promouvoir leurs produits ou services. Désormais, les promotions de jeux d’argent, incluant les endorsements d’influenceurs, les accords d’affiliation, les contrats d’ambassadeurs de marque et les « cadeaux gratuits » utilisés comme activité promotionnelle sont interdits.
Les jeux d’argent, considérés comme des loteries, des casinos sociaux, des paris sportifs et d’autres services liés aux paris, rejoignent ainsi d’autres secteurs restreints tels que les produits financiers, les services de cryptographie, l’alcool et le tabac, les produits pharmaceutiques et les compléments alimentaires, les campagnes politiques et géopolitiques ainsi que le contenu pour adultes.
Les partenariats payés sont considérés par X comme distincts de ses campagnes publicitaires standard sur la plateforme. Cette mise à jour clarifie que le contenu lié aux jeux d’argent ne peut être promu via des arrangements payants avec des influenceurs et leurs comptes associés. X a réitéré que tous les posts de partenariat payés doivent inclure une divulgation claire et visible de l’intention commerciale, utilisant des étiquettes telles que « Annonce » ou « Contenu sponsorisé ».
La société a également souligné que le contenu interdit sous les partenariats payés peut encore être acceptable sous X Ads, sous réserve de ses politiques publicitaires distinctes. « Nos politiques pour les partenariats payés sont distinctes de nos politiques publicitaires. Le contenu interdit sous les partenariats payés peut être permis dans X Ads, » précise la plateforme.
Cette décision intervient dans un contexte de resserrement mondial des canaux d’acquisition sur les réseaux sociaux pour les opérateurs de jeux d’argent sous licence, surtout dans les marchés réglementés où le marketing d’influence est sous surveillance ou a été interdit. En Europe, une interdiction totale des promotions d’influenceurs pour les jeux d’argent est en vigueur aux Pays-Bas, en Belgique, en Pologne et en Italie, la Roumanie s’apprêtant à suivre.
Au Royaume-Uni, les influenceurs peuvent promouvoir des produits de jeux d’argent, mais les campagnes doivent se conformer aux règles CAP sur la promotion du contenu de jeux d’argent et le filtrage par âge des audiences. En France, l’ANJ a annoncé qu’elle examinerait les règles de marketing sur les réseaux sociaux, se concentrant sur le code des influenceurs dans le cadre de sa révision à venir de la publicité sur les jeux d’argent, probablement après la Coupe du Monde de la FIFA 2026.
Au Brésil, l’utilisation des promotions par des influenceurs, célébrités et athlètes a été interdite depuis l’instauration du régime Brazil Bets, le 1er janvier 2025, mis en œuvre comme principale mesure de protection du marché pour la jeunesse et les audiences vulnérables.
X a mentionné que des exemptions à sa politique de partenariats payants peuvent être considérées au cas par cas via ses équipes de vente internes, sans cependant préciser si les opérateurs de jeux d’argent pourraient bénéficier de telles révisions.
En 2026, la pression sur les réseaux sociaux et les grandes entreprises technologiques pour améliorer leurs systèmes de modération de contenu, de lutte contre les abus et de protection des jeunes audiences s’intensifie. Ces préoccupations ont conduit à l’interdiction pure et simple des réseaux sociaux en Australie, une décision rapidement suivie par le gouvernement espagnol et en cours d’évaluation par d’autres pays, y compris la Grande-Bretagne.
Malgré le renforcement de leurs politiques de contenu et de monétisation, ni YouTube (Google) ni Twitch (Amazon) n’ont encore imposé d’interdiction totale sur la promotion de jeux d’argent menée par des influenceurs ou payée. Cette distinction souligne les différents niveaux d’engagement des grandes plateformes pour réguler le contenu sensible dans le paysage des réseaux sociaux toujours en évolution.

Bernard Leroy est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos virtuels. Il a débuté sa carrière il y a + de 10 ans en écrivant des articles sur les stratégies de poker et de blackjack e ligne pour différents sites web spécialisés.
