En avril 2026, les autorités cambodgiennes ont fermé 91 casinos, accusés de soutenir des réseaux de fraude en ligne, peu de temps après que la Chine a exigé des actions plus strictes contre les jeux d’argent transfrontaliers. Selon l’agence de presse Xinhua, Phnom Penh a également mené des descentes dans 250 centres d’escroquerie en ligne au cours des neuf derniers mois et a expulsé plus de 13 000 ressortissants étrangers liés à ces opérations frauduleuses.
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a rencontré le Premier ministre cambodgien le mercredi 22 avril et l’a exhorté, ainsi que son gouvernement, à prendre des mesures plus fermes contre le jeu transfrontalier et la fraude en ligne, soulignant qu’il s’agit d’une question de sécurité publique.
Le Cambodge a maintes fois réaffirmé son engagement à s’attaquer aux complexes d’escroquerie situés dans le pays, une stratégie consolidée après l’adoption de sa première loi sur la cybercriminalité dédiée à cibler les auteurs d’escroqueries en ligne. Bien qu’il ne soit pas encore clair quels casinos ont été fermés, la fermeture de 91 établissements s’inscrit dans un effort plus large du gouvernement cambodgien pour lutter contre le jeu illégal, une mission devenue de plus en plus cruciale après que des acquisitions récentes ont lié des casinos à des abus graves en rapport avec des complexes d’escroquerie.
Toutefois, le fait que des accusations continuent d’être portées quant à la présence de centres d’escroquerie au Cambodge démontre qu’il s’agit d’un combat à long terme pour Phnom Penh, qui cherche à trouver de nouvelles façons de réduire le jeu illégal. Les actions prises par les responsables cambodgiens visent à inverser la tendance et à freiner l’élan des centres d’escroquerie, qui ont proliféré après l’interdiction des licences de jeu en ligne en 2019. Depuis lors, l’empreinte de nombreux opérateurs est restée, et la prolifération des centres d’escroquerie s’est avérée être une plaie pour l’économie du pays.
Malgré les efforts du gouvernement, le Cambodge reste une proposition attrayante, étant donné les failles dans le cadre réglementaire du pays et sa proximité avec la Chine continentale et le Vietnam. L’action gouvernementale pour s’attaquer à ce problème est essentielle, mais son application doit dans de nombreux cas combler un retard, ayant permis aux centres de prendre de l’avance durant de nombreuses années.
La visite de Wang Yi s’inscrit dans un effort plus large de la Chine pour rassembler des soutiens dans toute l’Asie du Sud-Est afin de former une coopération régionale contre la cybercriminalité transnationale. Il a également rencontré des hauts responsables du Myanmar et de la Thaïlande dans le cadre de sa tournée dans la région. Selon Xinhua, U Tin Maung, le ministre des Affaires étrangères du Myanmar, a souligné l’engagement du pays à intensifier sa répression contre les jeux d’argent en ligne et la fraude téléphonique. Il a également déclaré que le Myanmar n’autoriserait jamais des activités nuisant aux intérêts de la Chine sur son territoire.
Un facteur clé alimentant les efforts de la Chine pour s’assurer que le Cambodge et d’autres pays d’Asie du Sud-Est ne deviennent pas des foyers de criminalité liée aux jeux d’argent et casinos est que les ressortissants chinois sont souvent à la tête des entreprises criminelles dans le pays. Ces derniers mois, la Chine et le Cambodge ont collaboré à l’arrestation et à l’extradition de Chen Zhi, soulignant un alignement stratégique clair entre les deux pays.
En outre, l’accent mis par la Chine sur l’intégrité des jeux d’argent en Asie du Sud-Est alimente la capacité de Macao à continuer de prospérer en tant que capitale du jeu de la région. L’année dernière, le président Xi a fait une intervention quelque peu abrupte dans les progrès du projet de loi sur les casinos terrestres en Thaïlande, finalement infructueux, en avertissant des impacts potentiels du jeu réglementé sur la criminalité dans la région, un geste que beaucoup ont considéré comme visant à atténuer la menace pour le statut de Macao.
Cependant, certains experts estiment que la fermeture des casinos et les efforts déployés pour éradiquer les centres d’escroquerie ne suffiront pas à endiguer la marée si les racines profondes des opérations frauduleuses ne sont pas également traitées. En réponse à cela, des propositions ont été faites pour améliorer la coopération régionale et partager les bonnes pratiques concernant la réglementation et l’application des lois sur le jeu. Certains observateurs suggèrent que le Cambodge pourrait également bénéficier d’une approche collaborative avec ses voisins, renforçant ainsi ses mesures de sécurité et sa capacité à identifier et à poursuivre efficacement les activités illégales.
En conclusion, bien que les mesures récentes prises par le Cambodge sous la pression de la Chine soient un pas dans la bonne direction, le succès de cette campagne dépendra de la persistance et de l’efficacité de l’application des lois, ainsi que de l’engagement à aborder les facteurs sous-jacents qui facilitent les opérations illégales. La lutte contre la cybercriminalité transfrontalière en Asie du Sud-Est reste complexe et nécessite un effort concerté de tous les pays de la région pour parvenir à des solutions durables et efficaces.

Bernard Leroy est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos virtuels. Il a débuté sa carrière il y a + de 10 ans en écrivant des articles sur les stratégies de poker et de blackjack e ligne pour différents sites web spécialisés.
