Stratégies du Japon pour lutter contre le marché noir des jeux en ligne

En 2025, les autorités japonaises ont intensifié leurs efforts pour combattre les jeux d’argent en ligne illégaux, face à une participation record inquiétante. Rapportant une année de répression sans précédent, l’Agence nationale de la police (ANP) a pris des mesures contre 317 individus, un chiffre record depuis le début de la collecte de données en 2018. Parmi ces cas, 158 concernaient des casinos en ligne, et 221 personnes ont été arrêtées pour leurs activités illégales.

Bien que les jeux d’argent en ligne soient strictement interdits au Japon, une enquête de l’ANP en 2024 a établi que plus de 3 millions de personnes avaient participé au moins une fois à des jeux de casino en ligne illégaux. Par ailleurs, environ 2 millions continuent de s’adonner à ces pratiques chaque année, avec des mises totales estimées à environ 1,24 trillion de yens (5,76 milliards de livres sterling) annuellement.

En parallèle des joueurs, l’ANP a pris des mesures contre ceux facilitant l’accès aux jeux illégaux. Vingt-cinq individus ont été identifiés et arrêtés en tant qu’opérateurs, affiliés ou processeurs de paiement pour des réseaux de jeux en ligne. Notamment, quatre personnes ont été arrêtées pour avoir promu des casinos étrangers via des sites de streaming vidéo. De plus, deux fournisseurs de services de paiement (PSP) impliqués dans le blanchiment des produits du jeu ont été arrêtés et inculpés pour contrôle des produits du crime.

Étant donné que nombre des casinos en ligne fréquentés par les joueurs japonais sont situés à l’étranger, cibler des canaux comme les affiliés et les PSP pourrait être une méthode efficace pour les responsables japonais de lutter contre l’activité sur le marché noir. Si cette approche réussit, elle pourrait inspirer d’autres marchés à renforcer leur application pour contrer la menace du marché noir.

En outre, l’augmentation de la détection est attribuée par l’ANP à une plus grande prise de conscience de l’illégalité des jeux, notamment à travers plusieurs affaires médiatisées impliquant des célébrités. Des joueurs de baseball, des comédiens et des stars de la pop ont tous été sanctionnés après avoir avoué leur participation à des jeux en ligne.

L’année dernière, le gouvernement a introduit une série de nouvelles lois visant à combattre les jeux non autorisés, interdisant l’exploitation et l’utilisation de sites de jeux non licenciés, ainsi que leur promotion via des bannières publicitaires, des affiliés et des publications sur les réseaux sociaux. Le Japon a également sollicité l’aide de régulateurs, notamment à Malte, Curaçao, l’île de Man et les Philippines, pour bloquer l’accès aux utilisateurs japonais ou retirer le support en langue japonaise des services de jeux.

Bien qu’il existe clairement un fort appétit pour les jeux d’argent en ligne parmi les citoyens japonais, le gouvernement a pris une position ferme contre ce secteur, fermant toute discussion sur la régulation et renforçant au contraire la surveillance en raison des préoccupations liées aux dommages sociaux causés par les jeux en ligne.

En contrepoint, la Première ministre du pays, Sanae Takaichi, est une fervente défenseure du potentiel des complexes intégrés pour stimuler la croissance économique. Un plan a été mis en place pour un nouveau cycle de candidatures pour les gouvernements locaux intéressés par l’accueil d’un complexe. Le premier casino du Japon, actuellement développé par MGM Resorts International et Orix Corporation, devrait ouvrir ses portes en 2030.

Analyse d’expert iGaming : Nous avons depuis longtemps plaidé pour de nouvelles idées pour lutter contre le marché noir, et l’action du Japon montre clairement cet élément, alors que le pays se concentre sur les PSP, qui semblent être une cible tangible dans la lutte contre une opposition insaisissable.

Certains observateurs estiment que, bien qu’une répression stricte soit un outil efficace, elle pourrait également encourager les opérateurs illégaux à devenir plus sophistiqués, rendant la tâche plus complexe pour les autorités. D’autres suggèrent que la légalisation et la régulation pourraient être une solution à long terme plus viable pour contenir le marché noir tout en protégeant les consommateurs. Cette approche, opposée à la ferme position actuelle du Japon, pourrait offrir des leçons précieuses aux pays confrontés à des défis similaires.

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