Tanzanie introduit une taxe de 5% sur les activités de jeu

Le ministère des Finances de la Tanzanie a proposé une nouvelle taxe d’accise de 5% sur les activités liées aux paris pour l’année financière 2026/27. Cette proposition a été présentée lors d’un briefing parlementaire à Dodoma par le ministre des Finances, Khamis Mussa Omar, et elle inclut une taxe sur la valeur des paris couvrant plusieurs secteurs : les paris sportifs terrestres ou en ligne, les jeux de casino terrestres ou en ligne, les jeux de machines à sous à quarante machines et les jeux virtuels.

Dans le cadre de cette nouvelle politique fiscale, 10% des recettes générées seront versées à l’organisme de régulation des jeux du pays, le Gambling Board of Tanzania (GBT), afin d’améliorer l’efficacité et la régulation des activités de jeu. Cette mesure vise à atténuer les effets du jeu problématique dans le pays.

Plus tôt ce mois-ci, un porte-parole du GBT a souligné l’engagement de l’organisme à protéger la population. Il a rappelé que le jeu devait être perçu comme une forme de divertissement plutôt que comme un comportement dominant. « Nous avons essayé d’accroître le niveau de sensibilisation ces derniers mois, en éduquant les gens sur les effets du jeu pathologique et les problèmes qu’il pose aux familles et à la société dans son ensemble », a-t-il exprimé.

La réforme, qui entrera en vigueur en juillet, devrait générer environ 74,5 milliards de TZS pour le gouvernement, constituant ainsi un apport économique significatif pour le pays.

La Tanzanie n’est pas la première à introduire des réformes fiscales similaires dans l’industrie du jeu. Plusieurs juridictions ont déjà mis en place de nouvelles politiques fiscales, à l’image de la Loterie Nationale du Sénégal LONASE, qui a introduit l’année dernière une taxe de 20% sur les gains de jeu. Plus récemment, l’Afrique du Sud a poussé pour une taxe de 20% sur les recettes brutes des jeux, visant à abolir les législations obsolètes et à s’adapter au marché en ligne florissant du pays.

Au début de l’année, l’autorité de régulation du Nigéria, la Lagos State Lotteries and Gaming Authority (LSLGA), a imposé une taxe de retenue de 5% sur les paiements de jeu, affirmant que cette réforme visait à renforcer la surveillance réglementaire, la transparence et la responsabilité dans l’industrie en évolution du pays. Des pays comme l’Ouganda et le Kenya ont également introduit des augmentations de taxes de divers degrés.

Cependant, cette approche de taxation n’est pas sans critiques. Certains analystes du secteur estiment que des taxes élevées pourraient dissuader les opérateurs et réduire l’attrait du marché local pour les investisseurs étrangers. « Il est essentiel de trouver un équilibre entre maximiser les revenus du gouvernement et maintenir un environnement attrayant pour les affaires », estiment certains experts du secteur. Ils avertissent que des mesures fiscales excessives pourraient conduire à une augmentation de l’activité de jeu non réglementée, échappant ainsi aux filets de sécurité mis en place par la régulation.

Il reste à voir comment ces nouvelles mesures fiscales influenceront l’industrie du jeu en Tanzanie et si elles atteindront l’équilibre recherché entre rentabilité économique et responsabilité sociale. Toutefois, le gouvernement semble déterminé à poursuivre cette voie, espérant qu’elle servira de modèle pour d’autres nations africaines cherchant à capitaliser sur les revenus du secteur du jeu tout en protégeant leurs citoyens des effets négatifs du jeu excessif.

Rejoignez notre chaîne Telegram pour recevoir des codes bonus exclusifs chaque semaine ! Restez à l'affût des dernières offres. Rejoignez-nous dès maintenant !

Telegram Icon Rejoignez maintenant ×