Le 22 juin 2026, le gouvernement du Bangladesh a franchi une étape cruciale en approuvant en principe le projet de loi intitulé Gambling Prevention Act, 2026. Ce nouvel acte législatif vise à combler les lacunes de l’ancien cadre juridique qui ont permis l’activité illicite de jeu, et cible divers canaux tels que les plateformes de jeu, la promotion sur les réseaux sociaux, les comptes financiers mobiles, ainsi que les intermédiaires comme les agents, les acheteurs médias et les canaux de paiement.
Sous ce nouveau cadre, ce qui est explicitement punissable s’étend désormais aux paris en ligne, à la publicité, à la facilitation des paiements et à l’exploitation de portails liés au jeu. Les autorités sont donc habilitées à utiliser à la fois des amendes et des peines de prison pour sanctionner ceux qui enfreignent les règles, en fonction de la nature et de la gravité de l’infraction.
Cela fait longtemps que cela se prépare. Le ministère de l’Intérieur du Bangladesh a été en première ligne dans la poursuite de cette nouvelle législation sur le jeu, qui remplacera la règlementation en vigueur depuis plus de 150 ans. Le ministre de l’Intérieur, Salahuddin Ahmed, a joué un rôle intégral dans le développement de ce projet de loi, en faisant une priorité de transformer l’acte ancien établi en 1867. Il a déclaré plus tôt cette année au Forum des reporters du secrétariat du Bangladesh que la décision de pousser au changement a été prise en reconnaissance de la montée en popularité et en accessibilité des paris et jeux en ligne, nécessitant ainsi un cadre juridique plus axé sur le numérique.
Le ministère a précédemment souligné qu’une approche de tolérance zéro serait adoptée pour s’attaquer au secteur du jeu en ligne, car cela faisait partie d’une stratégie plus large pour protéger la jeunesse. Après avoir initialement lancé les plans fin avril, le ministère de l’Intérieur a rapidement agi dans sa campagne pour s’attaquer au secteur en pleine expansion du jeu en ligne, que Ahmed considère comme une priorité absolue pour le gouvernement.
En se dirigeant vers juillet, il semble que le cadre obsolète de l’ère coloniale soit enfin sur le point d’être remplacé, et une nouvelle approche doit être renforcée par le ministère de l’Intérieur. La tâche de naviguer dans la taille exacte du marché noir reste un défi qui a tourmenté de nombreuses régions du monde, mais l’action urgente entreprise maintenant souligne l’ampleur significative du problème au Bangladesh, avec d’importantes sommes d’argent transitant par des plateformes bancaires vers des opérateurs illégaux.
Le Gambling Prevention Act sera maintenant examiné par les autorités législatives parlementaires compétentes avant l’examen final ; cependant, aucun calendrier n’a été fixé pour que cela ait lieu. Cette précipitation à mettre en œuvre des mesures strictes reflète une prise de conscience croissante que l’ancien statut quo ne peut plus perdurer face aux avancées rapides du numérique.
Certains sceptiques soulignent cependant que la mise en application stricte de ces lois pourrait conduire à un déplacement du problème plutôt qu’à sa résolution. En effet, en fermant les accès visibles, l’activité pourrait simplement s’enfoncer plus profondément dans des réseaux souterrains plus difficiles à détecter. Cependant, d’autres soutiennent que l’introduction de ce cadre législatif est un signal fort envoyé aux opérateurs illégaux, une indication claire que le Bangladesh ne tolérera plus cette activité illicite.
Une perspective supplémentaire se penche sur les implications socio-économiques de telles mesures. D’un côté, il y a une opportunité de rediriger les fonds mal acquis vers des voies légitimes, stimulant potentiellement l’économie par des taxes et des régulations claires. En revanche, la rapidité de la mise en œuvre pourrait ne pas permettre un ajustement suffisant du marché, créant des perturbations dans les secteurs connexes.
En conclusion, le Gambling Prevention Act, 2026, marque un tournant décisif pour le Bangladesh dans sa lutte contre le jeu illégal. Bien que des questions demeurent quant à l’efficacité globale de cette approche, elle signale sans équivoque l’engagement du pays à moderniser sa législation et à prendre des mesures fermes pour protéger sa population.

Bernard Leroy est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos virtuels. Il a débuté sa carrière il y a + de 10 ans en écrivant des articles sur les stratégies de poker et de blackjack e ligne pour différents sites web spécialisés.
