Le 1er mai 2026, la Malta Gaming Authority (MGA) a été contrainte de se dissocier une nouvelle fois d’une plateforme de casino en ligne prétendant être licenciée par le régulateur. Les sites dragonia-casino.at/ et dragonia-de.de/ affirment tous deux détenir une licence de la MGA. Si la première URL était inaccessible au moment de la rédaction, la seconde mène à une plateforme de casino en ligne qui prétend être exploitée par NovaForge Ltd et licenciée par Anjouan.
Cependant, Dragonia et NovaForge ne figurent pas parmi les entités licenciées sur le site d’Anjouan Gaming, ni sur le registre de la MGA. Une déclaration du régulateur souligne que toute mention de la MGA ou de licences de jeux prétendument délivrées par l’autorité maltaise, telle qu’indiquée par les sites susmentionnés, est fausse et trompeuse. Le régulateur rappelle aux consommateurs de ne pas utiliser les services proposés par une entité sans avoir vérifié que celle-ci est autorisée à fournir de tels services par la MGA.
L’utilisation non autorisée du nom et du logo de la MGA est un problème persistant depuis plusieurs années, le premier avis émis par la MGA sur ce problème remontant à 2006. En février, la MGA a émis un avertissement similaire concernant les sites rrbet.com, babu88bd.com et wagerstreet.net, s’ajoutant à des avis similaires émis en janvier de cette année. En 2025, 42 URL différentes ont été ajoutées à la liste des sites non autorisés de la MGA. Parmi les plus médiatisés figuraient les nombreux sites liés à God55, une marque malaisienne qui s’est associée à l’équipe de football anglaise Birmingham City en mars de l’année dernière. Après une enquête menée par iGaming Expert, aucune preuve n’a été trouvée que God55 possédait une licence valide de la MGA, de la Philippine Amusement and Gaming Corporation (PAGCOR) ou de la CGA, bien qu’il l’affirme sur ses sites au moment de l’annonce du partenariat.
Ce problème souligne les défis auxquels la MGA est confrontée dans la régulation de l’industrie du jeu en ligne, où les fausses allégations de licence peuvent facilement tromper les consommateurs et nuire à la réputation du régulateur. Comme le note un analyste de l’industrie, « La facilité avec laquelle certains opérateurs peuvent revendiquer une licence qu’ils n’ont pas est préoccupante. Cela mine la confiance des consommateurs et complique le travail des régulateurs. »
En revanche, certaines voix dans l’industrie estiment que la MGA pourrait faire davantage pour éduquer le public et les joueurs sur la manière de vérifier la légitimité des licences. « Peut-être que la solution réside dans une transparence accrue et des campagnes de sensibilisation plus vigoureuses », suggère un autre observateur. En effet, si la MGA et d’autres régulateurs peuvent renforcer leurs efforts pour informer le public, les consommateurs seront mieux armés pour éviter les pièges des plateformes non autorisées.
La lutte contre les fausses déclarations de licence ne concerne pas seulement la MGA. D’autres régulateurs à travers le monde, tels que la UK Gambling Commission et la Nevada Gaming Control Board, ont également dû faire face à des prétentions similaires de la part de sites non autorisés. Cela pose la question de la collaboration internationale et de la nécessité de normes plus strictes pour protéger les consommateurs à l’échelle mondiale.
En fin de compte, il est crucial pour les consommateurs de rester vigilants et de s’assurer que les plateformes qu’ils choisissent sont effectivement réglementées par les autorités compétentes. « La vigilance personnelle est notre première ligne de défense », est une recommandation souvent donnée aux joueurs. Pour la MGA, continuer à s’attaquer aux fausses allégations de licence est essentiel pour maintenir la confiance dans l’industrie du jeu légale et sécurisée.

Bertrand Robert est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos en lignes.
