Cette semaine, Liquor & Gaming NSW a annoncé un renforcement de la réglementation concernant les influenceurs des médias sociaux dans le cadre de ses priorités pour 2026, ciblant particulièrement les publicités de jeu. Le régulateur de la Nouvelle-Galles du Sud a précisé que son attention se portera sur les pratiques des influenceurs visibles par la communauté, notamment sur les réseaux sociaux, et veillera à ce que ces contenus soient conformes aux lois de l’État.
Cette initiative survient alors que de plus en plus d’opérateurs de jeux d’argent se tournent vers les médias sociaux pour accroître l’engagement des joueurs. Tarek Barakat, secrétaire adjoint à l’hospitalité et aux courses, souligne l’importance cruciale pour les bookmakers en ligne de maîtriser les lois sur les publicités de jeu et leurs responsabilités en matière de protection des joueurs. Il avertit : « Les opérateurs de jeux doivent être prudents quant à leurs partenariats, car nous les tiendrons responsables de la publicité de leurs produits. »
Les efforts de régulation porteront sur les partenariats promotionnels payés ou non entre opérateurs de jeux et influenceurs, ainsi que sur le contenu qui normalise les comportements de pari ou qui embellit les produits de jeu. Un des principaux objectifs sera d’analyser comment les marques utilisent les plateformes sociales et les contenus multimédias, tels que les podcasts, en vérifiant si ces contenus touchent des jeunes ou des publics vulnérables.
Sous la loi de 1998 sur les paris et les courses (NSW), toute publicité incitant au jeu est interdite, de même que tout contenu faux ou trompeur suggérant que gagner est assuré en participant à des activités de pari. Les opérateurs risquent des amendes allant jusqu’à 110 000 AU$ en cas de violation de ces régulations, tandis que les influenceurs des médias sociaux peuvent se voir infliger des amendes allant jusqu’à 11 000 AU$.
Cette réglementation s’applique non seulement aux offres promotionnelles, mais aussi aux influenceurs qui se filment en train de jouer dans des établissements et qui publient ce contenu sur les réseaux sociaux. Barakat souligne que la popularité des influenceurs soulève des inquiétudes, car ce type de marketing pose un risque particulier pour les joueurs vulnérables. Il ajoute : « Ces pratiques peuvent augmenter le risque de dommages liés au jeu en brouillant la frontière entre divertissement et marketing, et en exposant les groupes à risque à des contenus promotionnels persuasifs. »
En 2026, Barakat ne se concentrera pas seulement sur les médias sociaux. Parmi ses autres priorités figurent les pratiques de marketing direct et indirect, la gouvernance des casinos, l’intégrité, les programmes VIP et de fidélité, ainsi que les obstacles auxquels les joueurs font face pour fermer leurs comptes de jeu.
Cette mise à jour arrive à un moment crucial pour le marché australien du jeu, où les campagnes pour réduire le nombre de publicités diffusées à la télévision, à la radio et dans les médias se multiplient. La campagne nationale « Donnez-nous une pause publicitaire », lancée par la Foundation for Alcohol Research and Education (FARE), continue de gagner du terrain, soutenue par plus de 130 organisations et leaders de la santé publique.
Si le gouvernement travailliste décidait de prendre cette initiative en considération, cela pourrait profondément transformer le paysage des opérateurs de jeux et de leurs affiliés en Australie, posant la question de la viabilité à long terme de ce marché pour les investisseurs.

Bernard Leroy est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos virtuels. Il a débuté sa carrière il y a + de 10 ans en écrivant des articles sur les stratégies de poker et de blackjack e ligne pour différents sites web spécialisés.
