Le Royaume-Uni voit son Cabinet fantôme s’allier avec le Betting and Gaming Council (BGC) pour faire pression sur le gouvernement. L’objectif est clair : empêcher que les hausses fiscales historiques sur le secteur réglementé ne laissent une porte ouverte au marché noir. Le Secrétaire d’État fantôme pour la Culture, les Médias et les Sports, Nigel Huddleston, met en garde contre le danger de la croissance du marché noir et insiste sur la nécessité pour le gouvernement de ne pas ignorer cette menace.
Huddleston, en tant que député de Droitwich et Evesham, souligne que « la politique fiscale ne doit pas être dissociée de la sécurité des consommateurs ». Cette déclaration intervient alors que les avertissements résonnent à Westminster concernant les conséquences des augmentations d’impôts. Il insiste sur une action déterminée contre le marché noir, notamment par la perturbation des sites illégaux, des publicités illégales et des paiements illégaux. « Il est crucial de collaborer avec l’industrie pour garantir que les réglementations atteignent leurs objectifs », déclare-t-il.
Au sein même du Parti travailliste, la pression monte également. Le député de Stoke on Trent, Gareth Snell, a proposé un amendement sur les hausses fiscales, exigeant une étude officielle pour évaluer si celles-ci pousseraient les joueurs vers les marchés illégaux. Cette demande a été rejetée, les législateurs considérant les études actuelles de la UKGC sur le marché noir comme suffisantes.
Alors que les hausses fiscales se concrétisent, le gouvernement semble prêt à agir contre le marché noir. Une consultation est lancée sur l’interdiction des sponsors non licenciés dans le sport britannique, y compris la Premier League. Bien que cela ne suffise probablement pas à combler le vide laissé par une politique fiscale plus rigoureuse, cela montre la volonté du gouvernement de réduire l’exposition du marché noir. Cette démarche représente un changement majeur dans le paysage des parrainages pour le football de haut niveau.
Grainne Hurst, PDG du BGC, a récemment critiqué le gouvernement pour ne pas aller assez loin. Lors de l’AGM du BGC, elle a averti que les 26 millions de livres alloués pour combattre le marché noir pourraient être inefficaces si les changements fiscaux poussent davantage de consommateurs vers ce secteur. « C’est incroyable que les chiffres du gouvernement estiment que les changements fiscaux entraîneront 500 millions de livres supplémentaires dans le marché noir », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance de rendre le secteur réglementé attrayant et durable.
Les débats sur les interdictions publicitaires, qui se poursuivent aux Pays-Bas, révèlent une opposition similaire. L’association néerlandaise des opérateurs de jeux en ligne, VNLOK, a demandé aux législateurs de faire une distinction équitable entre le secteur réglementé et le marché noir. Björn Fuchs, président de VNLOK, a exprimé une volonté de collaborer pour optimiser la protection des joueurs, tout en insistant sur l’importance de ne pas confondre les actions des fournisseurs légaux et illégaux.
Les mesures proposées aux Pays-Bas incluent des amendes pouvant atteindre 100 % du chiffre d’affaires annuel d’une entreprise et la fermeture rapide des sites de jeux illégaux. Cela fait suite à une amende record de 24 millions d’euros infligée à Novatech pour services de jeux illégaux. Les préoccupations concernant le taux d’addiction au jeu, notamment chez les jeunes, augmentent la pression pour des actions plus strictes.
VNLOK rappelle que le marché réglementé a déjà des obligations claires envers la protection des joueurs et le respect des règles strictes. Chaque euro dépensé en ligne en Europe, pour plus de la moitié, va à des sites illégaux, souligne l’association, appelant à des mesures fermes contre ces pratiques.
Le prochain sommet SBC à Malte analysera l’impact des hausses fiscales, les turbulences du marché et la contraction des marges des opérateurs sur la croissance potentielle du marché noir. Ce sera une occasion pour les opérateurs européens de discuter des meilleures stratégies pour s’adapter à ces défis lors de la piste sur la Régulation et la Résilience.
En résumé, le contexte économique et les politiques fiscales en Europe soulèvent des préoccupations croissantes quant à la montée du marché noir. Les acteurs de l’industrie appellent à une régulation efficace et à des collaborations pour assurer la sécurité des consommateurs tout en protégeant le secteur réglementé.

Bernard Leroy est un rédacteur expérimenté dans le domaine des jeux d’argent en ligne et des casinos virtuels. Il a débuté sa carrière il y a + de 10 ans en écrivant des articles sur les stratégies de poker et de blackjack e ligne pour différents sites web spécialisés.
